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COVID-19 : les experts utilisent les eaux usées non traitées pour rechercher le virus

Un homme et une femme masqués, debout.

Nicole Hansmeier (à gauche) et Tzu-Chiao Chao (à droite), les deux chercheurs de l'Université de Regina qui examinent les échantillons d'eaux usées pour rechercher des traces du coronavirus.

Photo :  CBC / Richard Agecoutay

Radio-Canada

Des experts de l’Université de Regina expliquent qu’ils utilisent les eaux usées « non traitées » pour suivre l'évolution de la pandémie en Saskatchewan.

Il s'agit toujours d'eaux usées brutes, donc non traitées, a indiqué le biologiste Tzu-Chiao Chao, membre de l’équipe des chercheurs.

M. Chao travaille avec la microbiologiste, Nicole Hansmeier dans cette équipe.

Des données sur les eaux usées ont progressivement gagné en popularité pour évaluer l’état des lieux de la pandémie.

M. Chao explique que leurs partenaires des différentes stations d'épuration leur remettent des échantillons ou eux-mêmes vont les chercher parfois.

Nous concentrons une partie des eaux usées là où nous pensons que le virus se trouve, puis nous brisons les solides dans cet échantillon particulier et en extrayons le matériel génétique.

Les chercheurs de l'Université de Regina prélèvent des échantillons dans les usines de traitement des eaux usées du sud de la Saskatchewan.

L'équipe quantifie ensuite la concentration du virus à l’origine de la COVID-19, le SRAS-CoV-2, dans l'échantillon, afin de pouvoir publier les données et estimer l'ampleur des infections à la COVID-19.

Le processus prend généralement entre d’un jour et demi à deux jours et demi, et ils reçoivent des échantillons de la ville environ tous les deux jours.

Selon la microbiologiste Nicole Hansmeier, les données ne permettent pas de déterminer le nombre exact de personnes atteintes de la COVID-19 à Regina ni l’identité des personnes infectées.

Nous examinons l'ensemble de la ville. Nous voyons donc la quantité de matériel génétique du virus qui se trouve dans les eaux usées, mais nous ne pouvons pas désigner x, y et z, vous ou moi qui excrètent ce virus, a déclaré M. Hansmeier.

Nous connaissons donc la concentration, mais nous ne pouvons pas vous dire de qui il provient.

Pourquoi des études basées sur les eaux usées ?

Selon Nicole Hansmeier, le choléra a joué dans les années 1850 un rôle important dans les études sanitaires basées sur l’eau.

Un médecin qui a cartographié la maladie a constaté qu’il y avait une forte concentration de cas dans une zone où se trouvait une pompe à eau. Les personnes qui buvaient l'eau de cette pompe sont tombées malades. Ceux qui avaient une autre source d'approvisionnement en eau étaient en général en bonne santé.

L'idée fondamentale derrière cela est que nous devons disposer de bonnes informations sur la situation de l'épidémie, a ajouté M. Chao.

Les informations recueillies par les chercheurs dans le cadre de ces travaux peuvent être utiles aux autorités sanitaires dans les semaines à venir, au moment où la Saskatchewan cherche à abandonner la plupart des mesures de santé publique.

Je pense que pour les autorités sanitaires, ces informations sont très utiles pour voir où nous avons des points chauds, des épidémies qui se produisent, a déclaré Hansmeier. Je pense que c'est puissant pour les localiser.

Avec les informations d'Emily Pasiuk

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