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COVID-19 : baisse marquée des hospitalisations au Québec

Un homme passe près d'un centre de vaccination.

Le Québec a connu 2022 décès depuis le début de la cinquième vague, début décembre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Radio-Canada

La baisse des hospitalisations liées à la COVID-19 se poursuit au Québec, mais le nombre de travailleurs de la santé infectés demeure relativement élevé.

Le gouvernement a signalé vendredi une baisse de 98 hospitalisations, dont 9 aux soins intensifs.

Les autorités recensent donc maintenant un total de 2214 personnes contaminées par le coronavirus se trouvant à l'hôpital.

De ce nombre, 164 personnes sont traitées aux soins intensifs.

Le ministère de la Santé précise que 151 nouvelles entrées ont été enregistrées, contre 249 nouvelles sorties dans les dernières 24 heures dans les hôpitaux du Québec.

Il a aussi fait état de 39 décès supplémentaires, portant le total à 13 656 depuis le début de la pandémie.

Selon les dernières données, le Québec a enregistré 233 décès depuis une semaine, portant le bilan à 2022 décès depuis le début de la cinquième vague, début décembre.

La première vague a donc été sans conteste la plus meurtrière, comptabilisant 5687 morts.

Le nombre des décès s'est ensuite mis à descendre, avec 4884 lors de la deuxième vague, 588 morts lors de la troisième et 323 pour la quatrième vague. Cette cinquième vague voit ainsi une remontée accrue du nombre de victimes de la COVID-19.

Évolution de la COVID-19

Par ailleurs, depuis le début de la semaine, 2754 travailleurs de la santé du Québec ont été déclarés positifs à la COVID-19 par test PCR, selon des données de l'INSPQ.

La province compte 2662 nouveaux cas déclarés par tests PCR, pour un total de 894  613 personnes infectées.

Le ministère de la Santé fait état de 23 935 prélèvements par tests PCR réalisés le 9 février.

Il rapporte 76 472 tests rapides autodéclarés jusqu’à maintenant, dont 59 388 positifs, avec 753 déclarés pour la journée d’hier, dont 560 étaient positifs.

Vaccination

La campagne de vaccination se poursuit à travers la province. Les autorités indiquent que 30 651 doses de vaccin ont été administrées dans les dernières 24 heures et 779 avant le 10 février, pour un total de 18 125 569 doses administrées au Québec.

Hors Québec, ce sont 292 745 doses au total qui ont été administrées, pour un total cumulé de 18 418 314 doses reçues par les Québécois.

Nouvelles consignes d'isolement

La santé publique a mis en ligne un nouvel outil d’autoévaluation pour les personnes qui attrapent la COVID-19, pour les guider en fonction de leur situation et leur faire connaître les consignes d'isolement qui les concernent.

La mise en place de cet outil d’autoévaluation vise à dissiper la confusion en lien avec le milieu scolaire, pour mieux comprendre les mesures d’isolement qui y sont requises et quand les appliquer, a expliqué sur Midi info Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec.

M. Boileau a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de se faire vacciner contre la COVID-19.

« Il ne faut pas courir après l’infection, il faut courir après la vaccination. »

— Une citation de  Luc Boileau, directeur national de santé publique

Le gouvernement a de plus émis de nouvelles consignes d'isolement pour les personnes ayant eu la COVID-19 depuis le 20 décembre dernier.

Une personne qui a obtenu un résultat positif après un test PCR ou un test rapide, ou qui a développé des symptômes après avoir été en contact avec une personne positive à son domicile, n’est pas tenue de s'isoler ni de réaliser de tests de dépistage si jamais elle développe à nouveau des symptômes ou si elle est encore en contact avec un cas de COVID-19 à son domicile.

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Mais il n’est pas encore clair à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct, puisque deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et des décès. 

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit avoir contribué au décès. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts. 

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur leur fonctionnement.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le niveau de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est signe d’une épidémie non contrôlée. 

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

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