•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pont Ambassador : les manifestants sont déterminés à rester

Des manifestants sur des camionnettes prennent des images avec des téléphones intelligents.

Le risque de sanctions ne semblait pas avoir refroidi l'ardeur des manifestants vendredi soir.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

Les manifestants bloquaient toujours l'accès au pont Ambassador vendredi soir à Windsor en dépit de la déclaration de l'état d'urgence par la province et de l'injonction accordée par un juge pour les forcer à quitter les lieux.

Un juge de la Cour supérieure de l'Ontario a accordé en fin d'après-midi une injonction interlocutoire à des associations du secteur automobile. Ces associations avaient déposé une requête jeudi pour faire libérer l'accès au pont Ambassador. La requête avait reçu l'appui de la Ville de Windsor.

Trois heures après l'heure limite déterminée par le juge pour quitter les lieux, le rassemblement se poursuivait au son de musique forte.

La police de Windsor a rappelé vendredi soir aux manifestants que leur geste est illégal et qu'ils pourraient être arrêtés et accusés.

Toute personne qui bloque des rues ou qui aide d'autres personnes à bloquer des rues peut être en train de commettre une infraction pénale et doit immédiatement cesser toute activité illégale, a écrit la police dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Une main qui tient un feuillet d'information.

Les manifestants sont informés des mesures qui s'appliqueront en vertu de l'état d'urgence.

Photo : CBC / Thomas Daigle

Des agents ont aussi distribué un feuillet qui rappelle les pénalités prévues en vertu de l'état d'urgence, qui peuvent aller jusqu'à des amendes de 100 000 $ et à un an de prison.

Vers 21 h 30, la police a signalé qu’une fillette avait été happée par un véhicule, mais qu’on ne craignait pas pour sa vie. Le conducteur du véhicule a été arrêté pour délit de fuite.

L'accident s'est produit dans le secteur des routes Tecumseh et Huron Church.

Un lien économique vital

J’ai toujours espoir de parvenir à un règlement pacifique et négocié de ce blocage, a déclaré le maire de Windsor Drew Dilkens, après la décision du juge.

Il a précisé que les forces de l'ordre locales, régionales et nationales collaboreraient pour rouvrir le pont, qui est le passage frontalier le plus achalandé en Amérique du Nord.

Il a été bloqué partiellement ou complètement depuis lundi.

Vendredi matin, les manifestants ont annoncé qu'ils allaient dégager une voie pour les véhicules en provenance des États-Unis. Les véhicules ont été déplacés. Toutefois, des individus se trouvaient toujours sur la voie en question.

La police de Windsor avait précisé que la zone du pont Ambassador restait bloquée et conseillé aux automobilistes d'éviter cette zone. Les négociations se poursuivent dans le but d'une résolution pacifique.

Une policière parle avec une dizaine de manifestants aux abords du pont Ambassador.

Une policière s'entretient avec des manifestants aux abords du pont Ambassador.

Photo : Evan Mitsui / CBC

Interventions de Justin Trudeau et de Doug Ford

Le premier ministre Justin Trudeau a demandé aux manifestants de cesser les blocages cet après-midi en point de presse. Il y aura des gens, on l'espère, qui vont décider de rentrer chez eux. Sinon, il va y avoir une intervention policière plus robuste, a-t-il déclaré.

Le premier ministre ontarien Doug Ford a décrété l'état d'urgence vendredi pour mettre fin aux manifestations.

Il a annoncé que son cabinet adoptera des décrets afin de rendre illégal le fait de bloquer ou de freiner le mouvement des marchandises, de personnes ou de services le long d'infrastructures essentielles.

Les partis d'opposition avaient accusé le premier ministre d'inaction dans ce dossier.

Le blocage perturbe entre autres l'industrie automobile ontarienne. Les usines de plusieurs constructeurs tournent actuellement au ralenti ou ont dû suspendre leur production.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !