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Mort de Zahra Kazemi, un an plus tard

Radio-Canada

Le 10 juillet 2003, la photojournaliste mourait dans un hôpital de Téhéran des suites de mauvais traitements infligés dans une prison iranienne. Elle avait été arrêtée pour avoir pris des photos de détenus devant une prison iranienne.

Un spectale culturel à la mémoire de la photojournaliste Zahra Kazemi s'est déroulé vendredi soir à Montréal, pour souligner l'anniversaire de sa mort.

Il y a un an, Zahra Kazemi mourait dans un hôpital de Téhéran des suites de mauvais traitements infligés dans une prison iranienne. Elle avait été arrêtée le 23 juin, pour avoir pris des photos devant une prison iranienne. Elle est décédée après avoir passé plusieurs jours dans le coma.

À ce jour, deux accusations

Pour le moment, deux individus sont au banc des accusés relativement à la mort de Zahra Kazemi. Le premier est l'agent des renseignements Mohammed Reza Aghdam Ahmadi, dont le procès doit reprendre le 17 juillet, à Téhéran. L'homme a plaidé non coupable à cette accusation et a été libéré sous caution, en octobre dernier. Un fonctionnaire de la prison d'Evine, Mohammad Bakhshi, a également été inculpée dans cette affaire.

Ces résultats sont jugés bien insuffisants par Reporters sans frontières et le fils de la photojournaliste, Stephan Hachemi, qui accuse le gouvernement fédéral d'inaction. Selon lui, Ottawa ne répond pas à ses requêtes de faire pression pour que le corps de sa mère soit rapatrié, et pour que des observateurs canadiens assistent au procès.

Quant au ministère canadien des Affaires étrangères, il réplique qu'il continue d'évoquer l'affaire Kazemi auprès des autorités iranniennes et auprès de l'ONU, et qu'il a demandé une présence canadienne au procès, ainsi que l'accès aux différents rapports d'enquête. Le ministère réitère qu'une enquête d'une telle envergure ne se règle pas en quelques semaines.

Shirin Ebadi réclame une accusation d'homicide volontaire

De passage à Toronto en mai dernier, la prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi, qui est aussi avocate de la famille Kazemi, a réclamé une accusation d'homicide volontaire contre Mohammed Reza Aghdam Ahmadi. Mme Ebadi a obtenu des autorités iraniennes un rapport du médecin légiste qui confirme que le corps de la photojournaliste montréalaise portait des traces de coups, dont l'un fatal à la tête.

La prix Nobel de la paix, qui insiste pour dire qu'il faut rester optimiste, ajoute que le volumineux dossier fourni par les autorités iraniennes lui fournit d'autres armes qu'elle compte garder secrètes, question de stratégie.

L'affaire Kazemi a considérablement refroidi les relations entre Ottawa et Téhéran.

Le reportage d'Amélie Beaumont

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