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Trudeau demande aux députés de dénoncer les barrages

Justin Trudeau, masqué, marche dans les corridors du parlement canadien.

Les convois de camionneurs sont une épine dans le pied du gouvernement Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le premier ministre Trudeau a participé à une série de rencontres jeudi soir dans le but de dénouer la crise à la frontière canado-américaine, où pas moins de trois blocages sont en cours, dont un aux abords du pont Ambassador, entre Windsor et Détroit, le point de passage le plus important entre les deux pays.

L'une de ces rencontres, virtuelle, avait été organisée avec les chefs des partis d'opposition à la Chambre des communes afin de les informer de la situation actuelle et des plus récents développements.

Sur Twitter, M. Trudeau a fait savoir vers 22 h (HNE) qu'il avait notamment insisté sur le fait qu’il [était] important que tous les députés de tous les partis dénoncent ces actes illégaux et réclament la fin de ces barrages. Une référence à peine voilée aux députés conservateurs qui soutiennent les manifestants.

Ces occupations et ces barrages illégaux, qui ont lieu partout au pays depuis quelques jours, affectent les communautés où ils se trouvent et nuisent aux emplois et aux entreprises ainsi qu’à l’économie de notre pays, a-t-il déclaré.

M. Trudeau a aussi rencontré jeudi soir ses ministres du Groupe d’intervention en cas d’incident ainsi que Drew Dilkens, maire de Windsor. On va aider le maire et la province à reprendre la situation en main, parce qu’elle nuit réellement aux travailleurs et aux économies des deux côtés de la frontière, a-t-il indiqué sur Twitter.

On semble toujours loin d'une sortie de crise face aux manifestations contre les mesures sanitaires au pays. Certains commencent à perdre patience et la pression s'accentue sur le gouvernement Trudeau. Un reportage de Yasmine Mehdi.

Après la rencontre entre le premier ministre Trudeau et les chefs des partis d'opposition, le Bloc québécois a dit constater que, selon toute vraisemblance, les différents corps policiers [étaient] adéquatement coordonnés et [disposaient] d’une évaluation opérationnelle adéquate de la situation sur le territoire canadien.

Le parti continue de préconiser une solution pacifique à la crise et souhaite le départ volontaire et rapide des occupants et manifestants, a-t-il rappelé dans une déclaration écrite transmise aux médias, soulignant que des enfants étaient présents parmi les manifestants.

« On ne peut tolérer davantage ces situations dangereuses pour la santé et la sécurité, de même que leur impact sur le climat social et la perception du Canada et du Québec au plan international. »

— Une citation de  Extrait de la déclaration du Bloc québécois

La formation d'Yves-François Blanchet souhaite que d'autres rencontres de ce type aient lieu au cours des prochains jours et offre sa collaboration en vue que soit résolue à très brève échéance une situation qui affaiblit les institutions démocratiques qui doivent prévaloir.

Une jeune fille dans un rassemblement

Des enfants se trouvent sur les lieux de plusieurs blocages, dont celui du pont Ambassador, à Windsor, en Ontario.

Photo : Reuters / CARLOS OSORIO

De la même manière, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a dénoncé jeudi soir que des travailleuses et travailleurs de la santé, des détaillants et des épiciers, des camionneurs, des propriétaires de petites entreprises et des résidents [aient] été harcelés, intimidés et même agressés pendant ces occupations.

Il a aussi déploré que des usines de l'industrie automobile aient été forcées de ralentir leur production, voire de cesser temporairement leurs opérations, en raison des perturbations causées par le blocage du pont Ambassador à la chaîne d'approvisionnement.

M. Singh s'inquiète par ailleurs que des factions d'extrême droite des États-Unis et d'ailleurs tentent d'introduire leurs opinions radicales au Canada, en finançant des extrémistes, en encourageant le racisme et l'antisémitisme et en menaçant de renverser le gouvernement.

Il dit avoir demandé au premier ministre Trudeau de s'inspirer de son homologue ontarien, Doug Ford, qui a obtenu une injonction pour empêcher que ces fonds soient dépensés pour des activités illégales.

Candice Bergen debout en Chambre

Candice Bergen a demandé jeudi aux manifestants de plier bagage.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Quant à Candice Bergen, cheffe de l'opposition officielle et cheffe par intérim du Parti conservateur du Canada, elle s'est contentée d'un bref gazouillis pour dire merci au premier ministre pour le briefing de jeudi soir. Je continue de l'encourager à agir pour que cela cesse pacifiquement et rapidement, a-t-elle écrit.

Plus tôt, dans la journée, Mme Bergen avait demandé aux manifestants de lever leurs blocages dans une sortie contrastant avec la tiédeur que son parti a démontrée ces dernières semaines face au comportement et aux motivations animant les opposants aux mesures sanitaires.

Mme Bergen s’était elle-même illustrée récemment en soutenant publiquement les convois de camionneurs qui occupent Ottawa.

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