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« Ressources insuffisantes pour arrêter les manifestants », dit la police d’Ottawa

Des policiers bloquent l'accès au milieu d'une rue.

Des policiers bloquent l'accès de la colline Parlementaire aux voitures pendant la manifestation de camionneurs à Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole

Radio-Canada

Le chef de la police d’Ottawa affirme que les effectifs sont toujours insuffisants pour freiner les manifestants et pour mettre fin à l'occupation du centre-ville.

Avec les ressources dont nous disposons actuellement, nous sommes incapables de bloquer toutes les sources de ravitaillement, a déclaré Peter Sloly lors d’une conférence de presse jeudi après-midi.

Le chef de la police d’Ottawa a fait le point sur les manifestations qui paralysent le centre-ville de la capitale fédérale depuis maintenant deux semaines.

Il a affirmé que dès que des renforts arriveront, nous pourrons alors arrêter ceux qui enfreignent les règlements et les lois.

Les journalistes l’ont notamment questionné sur les menaces des autorités, qui ne semblent avoir eu aucun effet jusqu'à présent. Malgré les mises en garde des forces de l'ordre, le système de ravitaillement des protestataires semble en effet se maintenir sans problème.

Les manifestants opposés aux mesures sanitaires et leurs supporters ont établi plusieurs campements à divers endroits de la ville, où ils peuvent se procurer du combustible et de la nourriture.

Peter Sloly a de nouveau évoqué l’ampleur du mouvement, qu'il a qualifié de jamais vu.

Un barbecue, du bois de chauffage et des bonbonnes de propane sur un terrain.

Un barbecue, du bois de chauffage et des bonbonnes de propane près des campements des camionneurs au site Coventry (archives)

Photo : Radio-Canada / Raphael Tremblay

Mouvement bien organisé

Force est de constater que le mouvement de contestation est très bien organisé. Le chef de police de la ville d'Ottawa a confirmé que selon les services de renseignement des autorités, ce mouvement de protestation compte des centrales non seulement au pays mais aussi à l’étranger.

Le mouvement est alimenté par de grosses sources de financement, a-t-il ajouté, dont plusieurs à l’extérieur du pays.

Le chef de police Peter Sloly s'attend encore à voir plusieurs manifestants débarquer au centre-ville d'Ottawa au cours de la fin de semaine et les a priés de ne pas le faire en point de presse jeudi.

S'il vous plaît, ne venez pas, a-t-il demandé.

Un certain progrès, dit le chef de police

Le chef de la police d’Ottawa a affirmé que ses troupes ont malgré tout réalisé un certain progrès sur le terrain grâce, entre autres, à la présence d’experts en négociations venus de tous les coins de l’Ontario.

Il a soutenu que les camions sont moins nombreux au centre-ville qu'il y a deux semaines et que le nombre de manifestants a lui aussi baissé.

Un camion dont les roues ont été enlevées est immobilisé au milieu de la rue.

Des images de la manifestation de camionneurs à Ottawa le 10 février 2022

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Peter Sloly a d'ailleurs tenu à décrire l’évolution de la situation depuis les dernières 24 heures jeudi.

Nous avons réussi à négocier le départ de 22 camions, dont 12 qui étaient stationnés au campement illégal du chemin Coventry et une dizaine sur la rue Wellington, a indiqué le chef de police.

Il a poursuivi en expliquant que plus de 1700 constats d’infraction ont été émis à ce jour. Il y a eu 25 arrestations, dont plusieurs pour méfaits et menaces.

La police dit également avoir ouvert 126 enquêtes en rapport avec l’occupation du centre-ville jusqu’à présent.

Plus de 400 incidents ont aussi été rapportés sur la ligne de dénonciation des crimes à caractère haineux, mais le chef Sloly a martelé qu’il faut davantage de ressources pour resserrer l’étau.

Renforts attendus

Les discussions sont toujours en cours avec les gouvernements fédéral et ontarien pour obtenir des renforts. Les pourparlers se poursuivent également avec la Police provinciale de l’Ontario (PPO) et avec une douzaine de corps policiers de la province.

Des discussions encourageantes se seraient déroulées depuis deux jours, a ajouté Peter Sloly. Davantage de ressources, cela signifie davantage de renforts, donc des résultats plus rapides pour résoudre ce conflit de manière pacifique.

« Des ressources s’en viennent. J'en suis quasi certain. »

— Une citation de  Peter Sloly, chef de la police d'Ottawa

Une facture de plus de 10 millions pour la sécurité publique

Quoi qu'il en soit, ce mouvement de contestation coûte cher. Le chef de la police estime que chaque journée de manifestation coûte entre 700 000 $ et 800 000 $, selon les ressources sur le terrain.

Il a précisé que ces coûts augmentent. Même si l’ensemble des dépenses n’a pas encore été comptabilisé, le chef Sloly est catégorique : déjà, la facture totale dépasse assurément les 10 millions de dollars.

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