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Une augmentation moyenne de 30 % réclamée par les transporteurs de bois

Les négociations se corsent entre le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie et les transporteurs.

Un camion de billots.

Le Syndicat des producteurs de bois prétend que de telles demandent bouleversent son écosystème (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les transporteurs de bois de la Gaspésie réclament une augmentation moyenne de 30 % du prix pour transporter le bois des producteurs de la région. Une demande décrite comme un « probable bouleversement de l'écosystème » par le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie.

Selon l'Association nationale des camionneurs artisans inc. (ANCAI), qui représente les transporteurs, une telle augmentation est nécessaire pour permettre aux camionneurs de faire face à l'explosion de leurs coûts de fonctionnement.

Carol Girard, représentant Est-du-Québec du secteur forêt pour l'ANCAI, indique que les grilles utilisées pour rémunérer les camionneurs sont obsolètes et dépassées. Selon lui, elles ne reflètent plus les coûts réels auxquels font face les transporteurs.

Nos coûts d’opération tournent autour de 135 $ de l’heure. Dans certains transports, le Syndicat offre 75 à 80 $ de l’heure. Donc, on a un manque à gagner qui est quand même assez grand, explique-t-il.

Il déplore aussi le fait que la grille actuelle contienne des taux de rémunération qui diminuent avec la distance parcourue.

C’est comme si vous commencez à travailler le matin à 30 $ de l’heure, et quand vous terminez en après-midi, vous êtes à 5 $ de l’heure. C’est impensable de continuer ainsi, lance-t-il.

Un « probable bouleversement »

De son côté, le Syndicat des producteurs de bois avançait dans son communiqué publié mercredi que les demandes des transporteurs créent un probable bouleversement de l’écosystème économique de l’exploitation forestière des forêts privées de la Gaspésie, ce que Carol Girard réfute.

Je ne crois pas que ce sont les transporteurs qui sont responsables de ça. C’est important que les gens comprennent que ce n’est pas possible de continuer ainsi, soutient-il en rappelant les taux de rémunération décroissants.

« Je ne pense pas que c’est quelque chose de raisonnable et d’acceptable. »

— Une citation de  Carol Girard, représentant Est-du-Québec du secteur forêt pour l'ANCAI

Le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie notait aussi mercredi que les augmentations demandées par les transporteurs allaient de 15 % à 91 %.

On ne demande pas des augmentations, mais des ajustements, soutient Carol Girard.

Il explique que le cas de la hausse de 91 % du prix du transport ne concerne que certaines essences et certains endroits. En moyenne, l'ajustement demandé par l’ANCAI tourne bien autour de 30 %.

Mercredi, le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie demandait à ses membres d'arrêter la production de bois afin d'écouler leurs inventaires.

Une prochaine rencontre entre les parties est prévue pour le 15 février.

L'Association nationale des camionneurs artisans inc. est en négociation depuis décembre dernier avec le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie.

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