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Un fraudeur informatique devrait rembourser 1 M$ au Cégep de Saint-Félicien

Des serveurs informatiques

Le Cégep de Saint-Félicien a été la cible d'une cyberattaque en septembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Le Cégep de Saint-Félicien devrait être remboursé pour un montant d'un million de dollars à la suite du piratage de ses systèmes informatiques pendant deux semaines en septembre 2020. Un homme de 34 ans originaire de Gatineau a été condamné en Ontario à sept ans de pénitencier dans ce dossier.

Par ailleurs, même si le cégep est remboursé, c’est en raison des frais encourus et non parce qu’il avait payé une rançon demandée.

On souhaitait faire en sorte d'arrêter ce type de fléau là. Pour nous, on a tout reparti, on a rebâti nos infrastructures, a expliqué la directrice générale du Cégep de Saint-Félicien, Sylvie Prescott.

Sébastien Vachon-Desjardins a plaidé coupable devant la Cour de justice de l'Ontario à des accusations de vol de données informatiques, d'extorsion et de participation à un groupe du crime organisé.

Il a ainsi extorqué ou causé pour 3 M$ de dommages auprès de 17 entreprises et institutions, dont le Cégep de Saint-Félicien, entre mai 2020 et janvier 2021.

Gros plans sur des fils connectés à un serveur informatique.

Le Cégep de Saint-Félicien a encouru des frais de 1 M$ à la suite de l'attaque.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Dans sa décision rendue le 1er février, le juge Gregory Paul Renwick, de Brampton en Ontario, a précisé que Vachon-Desjardins aurait été l'un des joueurs clés d'un important réseau de piratage baptisé NetWalker. Il a donné de la formation à d’éventuels pirates, en plus d'avoir amélioré la méthode pour réclamer des rançons.

C'est le FBI, aux États-Unis, qui a signalé Sébastien Vachon-Desjardins à la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il le soupçonnait d'avoir encaissé des rançons totalisant 15 M$ américains de différents pays.

Le juge précise que Vachon-Desjardins a distribué les données volées lorsque les rançons n'ont pas été payées, sans que les acquéreurs de ces données personnelles ne soient connus.

Les perquisitions effectuées en lien avec cette affaire ont permis de saisir 40 téraoctets de données, précise le document de la cour. Si imprimées, ces données auraient rempli en entier un amphithéâtre de hockey, précise le juge.

Les policiers avaient saisi 600 000 $ en argent à sa résidence, 400 000 $ dans ses comptes en banque et pour plus de 30 M$ en bitcoins dans ses systèmes informatiques.

Il n’a pas été possible de savoir si des données personnelles du Cégep de Saint-Félicien ont été volées et revendues.

Jusqu'aux dernières nouvelles, on n'avait aucune indication qu'il y avait eu vol de données, a mentionné Sylvie Prescott. Par contre, on ne peut savoir à l'avenir s'il y a la possibilité que des renseignements détournés [réapparaissent].

L'affiche du Cégep de Saint-Félicien à l'entrée du campus en hiver.

Le Cégep de Saint-Féliciein

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Facteurs atténuants

Le juge souligne d'autre part que le prévenu a collaboré avec les policiers dès son arrestation. Il s'est engagé à rembourser près de 3 M$ perdus par huit entreprises ou institutions du Québec, dont le Cégep de Saint-Félicien et la Ville de Montmagny.

Le jugement précise aussi que Sébastien Vachon-Desjardins, qui a plusieurs antécédents en matière de stupéfiants, vient tout juste d'être condamné à quatre ans et demi de prison pour trafic de drogue au Québec. Il pourra purger cette peine en même temps que celle pour les délits informatiques.

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