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Les convois de camionneurs canadiens inspirent une mobilisation internationale

Des manifestants brandissent des pancartes devant le parlement néo-zélandais.

Les manifestations de camionneurs canadiens ont inspiré des rassemblements similaires à l'étranger, comme ici, à Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande.

Photo : Associated Press / Mark Mitchell

Agence France-Presse

Les manifestants anti-mesures sanitaires au Canada sont devenus les nouveaux héros des conservateurs et des opposants aux restrictions qui appellent à amplifier la mobilisation, de New York à la Nouvelle-Zélande.

Inspirés par les camionneurs canadiens, à New York, plusieurs centaines d'employés municipaux ont manifesté lundi contre la décision de la Ville de limoger à partir de vendredi ceux qui refusaient la vaccination contre la COVID-19. Ils dénonçaient la tyrannie médicale et la vaccination obligatoire et arboraient un grand drapeau du Canada.

La veille, une centaine de chauffeurs routiers avaient manifesté dans l'Alaska contre la vaccination obligatoire, en soutien à leurs collègues de l'autre côté de la frontière.

Initié fin janvier par les camionneurs canadiens qui dénonçaient l'obligation vaccinale pour traverser la frontière avec les États-Unis, le convoi de la liberté s'est rapidement transformé en protestation contre les mesures sanitaires dans leur ensemble au Canada et, pour certains manifestants, contre le gouvernement de Justin Trudeau.

Partis de Vancouver, des centaines de camions bloquent depuis plus d'une semaine le centre de la capitale canadienne, Ottawa, où le maire a décrété l'état d'urgence pour faire face au blocus.

Trump rêve de voir les camionneurs débarquer à Washington

La mobilisation a reçu l'appui des responsables conservateurs américains, du sénateur du Texas Ted Cruz qualifiant les protestataires de héros et de patriotes à l'ex-président Donald Trump en passant par le fantasque milliardaire Elon Musk.

Des appels ont aussi été lancés pour étendre la mobilisation à la capitale fédérale américaine.

Le convoi de la liberté pourrait venir à Washington avec les camionneurs américains qui veulent protester contre la politique ridicule de Joe Biden sur la COVID-19, a affirmé M. Trump.

En France, le mouvement s'inscrit dans la lignée des « gilets jaunes »

La vague de protestation a fait tache d'huile dans le monde entier. Elle est alimentée et appuyée par les courants populistes qui dénoncent des entraves liberticides, édictées par les élites au pouvoir.

En France, une page Facebook, également baptisée Convoi de la liberté et suivie par plus de 275 000 personnes, appelle les opposants aux mesures sanitaires très restrictives mises en place par le gouvernement à rallier Paris dimanche pour faire le siège de la capitale.

Contrairement au Canada, cette mobilisation n'émane pas des chauffeurs routiers.

Le mouvement s'inscrit dans la lignée des gilets jaunes, qui, avant la pandémie, dénonçaient la précarité et exprimaient le sentiment de ras-le-bol d'une partie de la population face au coût de la vie.

Dans leur viseur encore une fois : la politique du président Emmanuel Macron avec l'occupation de la voie publique comme mode d'action.

La contestation a été relancée par les antivaccins et les opposants à la parole publique et politique dans la gestion de la crise.

L'un des organisateurs du convoi français, Rémi Monde, qualifie le mouvement canadien de très inspirant.

Sur Facebook, il a dénoncé pêle-mêle les restrictions, le [passeport] sanitaire, l'augmentation du prix de l'énergie, le coût de la vie et le recul [de l'âge] du départ à la retraite, des revendications qui rappellent celles des gilets jaunes.

Il a aussi dénoncé les tentatives de récupération par des responsables politiques, notamment d'extrême droite, soulignant que la mobilisation était apolitique.

D'autres groupes sur les réseaux sociaux ont également appelé à la mobilisation à Bruxelles, siège de l'Union européenne.

Le parlement néo-zélandais assiégé

Le mouvement a essaimé jusqu'en Nouvelle-Zélande où un convoi de camions et de caravanes motorisées a bloqué mardi le quartier du parlement dans la capitale Wellington pour protester contre les mesures sanitaires en place, parmi les plus draconiennes du monde.

Des centaines de véhicules, sur lesquels étaient affichés des messages tels que rendez-nous notre liberté et la coercition n'est pas un consentement, se sont garés dans les rues proches du parlement. Plusieurs manifestants portaient des drapeaux canadiens en soutien aux routiers d'Ottawa.

Selon Stu Main, un habitant de Wellington, les manifestants estimaient que leurs inquiétudes concernant le recul de leurs droits n'étaient pas entendues par le gouvernement.

La première ministre Jacinda Ardern a souligné que la majorité des Néo-Zélandais soutenaient le programme de vaccination du gouvernement, comme la vaccination obligatoire pour certaines professions et l'entrée en vigueur d'un passeport sanitaire.

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