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Archives

Il y a 25 ans, Lhasa De Sela charmait le public avec son album La Llorona

Lhasa de Sela assise avec des tableaux derrières elles.

Lhasa de Sela à l'émission Le Point, 14 août 1997.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 4 février 1997, l’album La Llorona de la chanteuse américano-mexicaine Lhasa de Sela était lancé au Québec. Retour en archives sur les débuts de cette jeune artiste de talent au vécu hors du commun qui a su envoûter le public d’ici comme d’ailleurs.

Lors de la sortie de l’album, le journaliste Bernard Michaud s’entretient avec la chanteuse au Montréal ce soir.

Reportage de Bernard Michaud sur la sortie du premier album de Lhasa de Sela, « La LLorona ». Le bulletin de nouvelles est animé par Pascale Nadeau.

L’auteure-interprète explique que, dans ses chansons, l’influence de ses parents est bien présente. D’abord celle de sa mère, qui adorait les chansons mélancoliques de partout au monde et puis celle de son père, friand de poésie sud-américaine et espagnole.

« Avec mes sœurs et mes parents, on vivait dans un autobus et on voyageait entre les États-Unis et le Mexique. »

— Une citation de  Lhasa de Sela

C’est donc une vie de nomade qui amène Lhasa de Sela à Montréal en 1991, où ses deux sœurs étudient à l’École du cirque. Très vite, celle qui chante depuis l’âge de 13 ans commence à fouler les planches des bars montréalais du Plateau-Mont-Royal, où elle interprète du jazz, du folk américain et des rancheras mexicaines.

En 1994, Lhasa rencontre Yves Desrosiers, guitariste connu notamment pour avoir participé au groupe La Sale affaire avec le chanteur Jean Leloup.

Yves Desrosiers est charmé par la voix de Lhasa qu’il qualifie d’ensorceleuse. De son côté, la chanteuse est impressionnée par la compréhension d’Yves Desrosiers, qui même sans comprendre l’espagnol, réussit à transmettre les émotions que Lhasa veut exprimer avec la Llorona, qui signifie en espagnol la pleureuse, celle qui chante des mélodies tristes.

« Il a comme une espèce de brillance. Il sort des sons, des airs qui viennent de partout, comme un magicien qui sort des objets de son chapeau. »

— Une citation de  Lhasa de Sela

Yves Desrosiers fera tous les arrangements sur le disque. Un album qui s’ouvre avec la pièce De Cara a la Pared au son de la pluie et des notes tristes sorties du violon de Mara Tremblay. La Llorona, qui comprend des paroles de chansons originales et quelques chansons traditionnelles mexicaines, connaîtra un grand succès tant critique que commercial ici comme à l’étranger.

En 1997, Lhasa de Sela est tête d’affiche aux Francofolies de Montréal, où son passage obtient un grand succès.

« La foule est séduite, elle ne comprend pas un mot d’espagnol, mais saisi toute l’émotion de Lhasa. »

— Une citation de  Johanne Faucher

À cette occasion, la journaliste Johanne Faucher brosse un portrait de l’artiste dans un reportage présenté au Point le 14 août 1997.

Reportage de la journaliste Johanne Faucher qui brosse un portrait de la chanteuse américano-mexicaine Lhasa de Sela à l’occasion de son passage aux Francofolies de Montréal. Le bulletin de nouvelles est animé par Joyce Napier.

Passionnée, sensuelle, mystérieuse, Lhasa vivait ses chansons sur scène.

Elle sera reconnue aux États-Unis, en Europe, et triomphera à Montréal. Elle vendra près d'un million de disques en carrière.

Lhasa de Sela est décédée d’un cancer du sein à l’âge de 37 ans, le 1er janvier 2010. Chantant en espagnol, en français et en anglais, elle a produit trois albums durant sa carrière : La Llorona (1997), The Living Road (2003) et Lhasa (2009).

La jeune femme, qui a ouvert la voie à plusieurs autres artistes venus d’ailleurs, fréquentait souvent le parc Clark, dans le quartier Mile-End de Montréal. L’endroit porte aujourd’hui son nom.

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