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De plus en plus de jeunes victimes de cyberintimidation, selon des experts

Les mains d'un jeune garçon qui utilise un téléphone cellulaire.

Plus de 4,3 millions de signalements d'exploitation sexuelle d'enfants ont été traités par Cyberaide.ca entre 2014 et 2020.

Photo : Shutterstock / Champion studio

Radio-Canada

Le Centre canadien de protection de l'enfance (CCPE) observe que la cyberintimidation chez les jeunes a augmenté de 37 % en 2021 par rapport à l’année précédente.

Selon l'organisme, les prédateurs sont devenus plus persistants et plus agressifs.

Les tactiques de ces prédateurs vont des images sexuelles répétées et non sollicitées à la divulgation de données personnelles (connue sous le nom de doxing) pour humilier les enfants, souvent dans un contexte de vengeance.

Sur Internet, les enfants doivent faire face à la nature agressive des individus qui les ciblent, à un niveau que nous n'avons jamais vu auparavant [...] Les prédateurs sont très investis dans l'humiliation, explique la directrice de l'éducation au CCPE à Winnipeg, Noni Classen.

Elle note d’ailleurs que les filles sont plus souvent ciblées que les garçons.

L’agent du Groupe intégré de lutte contre l'exploitation d'enfants dans Internet (GILCEEI) de la GRC au Manitoba, Gord Olson, affirme que les enquêtes concernant des préadolescents sont de plus en plus nombreuses.

Il s'agit peut-être d'enfants qui s'amusent avec l'appareil et font des bêtises à un plus jeune âge, remarque Gord Olson.

Ces jeunes peuvent s'enregistrer de façon explicite, puis partager cela sur une plateforme de médias sociaux comme TikTok ou YouTube, parfois sans vraiment comprendre ce qu'ils font.

Gord Olson explique que les adolescents de 12 à 15 ans font partie de la tranche d'âge la plus ciblée par les prédateurs.

Augmentations importantes

La GRC du Manitoba a traité 288 enquêtes en 2019, 345 en 2020 et 370 en 2021.

Les enquêtes menées en janvier ont augmenté d'environ 10 % par rapport à janvier dernier, indique M. Olson, soit une augmentation assez importante.

Gord Olson constate que Snapchat, TikTok et Instagram sont les plateformes de médias sociaux les plus populaires sur lesquelles les enfants envoient, réalisent ou partagent une image ou une vidéo dénudée de quelqu'un.

Le rôle des parents

Dans le cadre de la Journée pour un Internet plus sûr, mardi, Noni Classen exhorte les parents à s'informer davantage et à comprendre les risques auxquels leurs enfants peuvent faire face en ligne.

Selon elle, la pandémie et les restrictions sanitaires font que les enfants passent plus de temps en ligne et n’ont pas le même niveau de supervision en tout temps.

Gord Olson, lui-même parent, a interrogé ses enfants au sujet des différentes plateformes de médias sociaux, tel que Snapchat.

Si vous avez des enfants, demandez-leur de vous montrer ce qu'il y a sur leur appareil [...] Cela les responsabilise, ils vous apprennent uelque chose et cela vous donne l'occasion d'entamer ce genre de discussions.

Noni Classen remarque que près de la moitié des parents au Canada n'ont pas parlé à leurs enfants du phénomène du sextage ou de la sextorsion.

Les enfants ne disent généralement pas à leurs parents qu'ils sont victimes de cyberintimidation parce qu'ils ont honte et qu'ils craignent d'avoir des ennuis, déplore Noni Classen.

Il y a vraiment une responsabilité et une nécessité de surveiller ce que les jeunes font en ligne afin que les adultes puissent prendre les devants.

Avec les informations de Jill Coubrough

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