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Menacé pour avoir déplacé la cabane de manifestants du parc de la Confédération

Le chauffeur, qui soutient les manifestations, se dit « renversé » par les appels qu’il a reçus, qui vont du harcèlement aux menaces de mort.

Le chauffeur d'un camion de remorquage avec une cabane dessus parle avec des gens.

Le 6 février, Randy May a déplacé la cabane installée au parc de la Confédération vers un terrain sur le chemin Coventry à la demande des organisateurs de la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Joe Tunney

Radio-Canada

Un conducteur de dépanneuse d'Ottawa dit avoir reçu des centaines d'appels, y compris des menaces de mort, de la part de partisans de la manifestation des camionneurs qui lui reprochent, à tort, d’avoir retiré la cabane en contreplaqué installée du parc de la Confédération à la demande de la police.

L’ensemble des structures du parc, y compris une cabane utilisée pour fournir des repas aux manifestants, a été enlevé dimanche à la suite d’un accord entre les manifestants et la police, et le parc a été clôturé, ce qui a été salué comme une victoire par le Service de police d'Ottawa (SPO).

Il n’y a plus aucun campement dans le parc de la Confédération. Il a disparu. Nous avons clôturé cette zone et récupéré ce territoire, a déclaré lundi le chef du SPO, Peter Sloly.

Randy May explique qu'il était au volant de la dépanneuse qui a déplacé la cabane sur le terrain du chemin Coventry, à côté du stade de baseball d'Ottawa, un camp important pour les manifestants.

Le propriétaire d'Advanced Towing & Recovery, qui dit soutenir la manifestation contre l'obligation du vaccin anti-COVID-19 et les restrictions sanitaires, explique ne pas avoir été contacté par la police. C’est l'un des organisateurs de la manifestation, Pat King, qui l’aurait appelé pour déplacer la cabane après avoir répondu à un appel sur les réseaux sociaux.

Nous nous sommes dit : "Pourquoi pas? Nous avons une entreprise. Nous pouvons aider. Nous sommes tous avec les camionneurs et les soutenons à 100 %", raconte M. May.

Une cabane sur un camion de remorquage avec un policier autour qui parle avec des gens.

La cabane de fortune installée au parc de la Confédération a été déplacée dimanche.

Photo : Radio-Canada / Joe Tunney

Lui et son fils ont donc déplacé la cabane gratuitement, indique-t-il, soit sept heures de travail non rémunéré. En cours de route, ils ont été escortés par la police.

C'est à ce moment-là que j'ai commencé à recevoir toute cette haine. Des appels téléphoniques, des SMS… explique M. May. Des centaines.

Les organisateurs ne répondent pas

Des photos de son numéro de téléphone, marqué sur le côté de son véhicule de remorquage avec le nom de son entreprise, ont été publiées sur divers sites web, poursuit-il, car beaucoup pensaient qu'il avait déplacé le hangar sur ordre de la police.

M. May estime avoir reçu des appels aussi bien du Canada que des États-Unis, de la part de gens qui soutiennent la manifestation. Du harcèlement allant jusqu’aux menaces de mort contre lui, son entreprise et sa famille.

C’étaient des choses vraiment, vraiment méchantes, ces appels téléphoniques et je n'arrive pas à placer un mot quand ça arrive, raconte M. May, disant avoir essayé de raisonner les gens qui l'ont contacté.

Ça me renverse. Je suis un patriote, j'aime le Canada. Nous aimons les Américains. Nous sommes tous solidaires, mais des trucs comme ça, c'est décourageant.

M. May explique avoir tenté, depuis, de contacter les organisateurs de la manifestation pour dissiper le malentendu afin que les appels cessent. Il dit ne pas encore avoir reçu de réponse.

Ça a un peu ébranlé mon jugement sur certaines choses, ajoute M. May, qui dit toutefois encore soutenir la manifestation.

Avec les informations de Nicole Williams, de CBC

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