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Tunisie : le Conseil supérieur de la magistrature fermé par la police

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Des partisans du président tunisien portent des drapeaux du pays et des bannières lors d'une manifestation contre le Conseil supérieur de la magistrature, à Tunis.

Photo : Reuters / ZOUBEIR SOUISSI

Reuters

La police tunisienne a fermé le siège du Conseil supérieur de la magistrature dans la capitale Tunis, a déclaré lundi à Reuters le chef du Conseil, Youssef Bouzakher.

Le président tunisien Kaïs Saïed s'est engagé lundi à ne pas interférer dans le système judiciaire, après avoir annoncé la veille la dissolution de cet organisme indépendant chargé de nommer les juges, l'accusant de corruption et de partialité.

« J'assure aux Tunisiens et au monde que je n'interférerai pas dans le système judiciaire. Je n'interviendrai dans aucune affaire ni dans aucune nomination. Je ne veux pas contrôler tout le pouvoir. »

— Une citation de  Kaïs Saïed, président tunisien

Les opposants du président tunisien l'accusent de coup d'État et les associations de magistrats jugent qu'il a commis un acte illégal en décidant de dissoudre le Conseil supérieur de la magistrature

« Le président est désormais passé à l'étape de la confiscation des institutions. Ce qui se passe est très dangereux et illégal. »

— Une citation de  Youssef Bouzakher, chef du Conseil supérieur de la magistrature

En juillet, le président a soudainement suspendu le Parlement, a limogé le premier ministre et a déclaré qu'il pouvait gouverner par décret. Il a depuis annoncé son intention de réécrire la Constitution démocratique de 2014 avant de la soumettre à référendum.

Depuis des mois, le président, ancien professeur de droit constitutionnel, est en conflit avec l'institution judiciaire. Il critique ses décisions, l'accuse de corruption et la juge infiltrée par des opposants politiques.

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