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Une porcherie pourrait être construite à Stornoway

Plusieurs cochons vivent à l'étroit dans une porcherie.

Après Maricourt et Valcourt, une autre porcherie pourrait voir le jour en Estrie, à Stornoway. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Radio-Canada

Après Maricourt et Valcourt, une autre porcherie d’envergure pourrait voir le jour en Estrie dans la municipalité de Stornoway. 

La porcherie de Stornoway serait construite par l’entreprise Élevage du Quatuor. Ce type de projet est loin d’être courant dans le secteur, selon la préfète de la MRC du Granit Monique Phérivong Lenoir.

On compte très peu d’élevages porcins. Depuis 1990, c’est la seule exploitation qui se crée sur le territoire, explique-t-elle.

Le promoteur derrière le projet, qui a envoyé une demande d’autorisation au ministère de l’Environnement en décembre dernier, a refusé de dévoiler le nombre de porcs qu'il y aura dans la porcherie. Il a aussi décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada.

La quantité de phosphore qui doit être générée par le projet a cependant été rendue publique par le ministère, ce qui permet à des experts de déduire qu'il s'agira d'un projet important.

On parle d’environ 2500 à 2600 porcs. C’est sûr que les chiffres sont basés sur des analyses théoriques, souligne l’enseignante à l’Institut d’agriculture biologique Chantal Mathieu.

La municipalité affirme même qu’un nombre plus important aurait été évoqué l’été dernier.

On nous a affirmé qu’il y aurait deux bâtiments. Un bâtiment de 2000 porcelets et un autre de 2500 porcelets, explique la mairesse de Stornoway Martine Brouard. 

Martine Brouard et Réjean Boulanger dehors.

La mairesse de Stornoway, Martine Brouard, et le conseiller Réjean Boulanger.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Malgré une réticence initiale, la Ville accueille maintenant favorablement le projet.

C’est une partie isolée de la municipalité. Il y a un voisin qui est tout près, mais il a été consulté et se disait favorable. 

Une citation de Martine Brouard, mairesse de Stornoway

Un groupe environnemental s’inquiète 

Un groupe de citoyens de la région qui s’est mobilisé contre les porcheries de Valcourt et de Maricourt accueille plutôt froidement l’arrivée de ce nouvel établissement. Le regroupement s’inquiète notamment des impacts environnementaux de tels projets.

Quand est-ce que ça va s’arrêter, ces nouveaux projets de mégaporcheries? Se demande Sylvie Béland, membre du groupe Vers un Val vert.

Selon elle, la production locale répond déjà à la demande et les porcs des nouveaux élevages sont en majorité destinés à être exportés. On ne parle pas ici d’autonomie alimentaire ou de production locale, croit-elle.

Pierre Avignon, un autre membre de Vers un Val vert, juge que le processus de consultation publique qui se déroule après l'autorisation de ce genre de projet par le ministère de l'Environnement est inadéquat. 

Quand les MRC ou les municipalités appellent à la consultation publique, c’est de l’information, et ça crée énormément de frustration, parce que les seules choses sur lesquelles les citoyens peuvent discuter, c’est les cinq mesures d’atténuation. On l’a vécu à Maricourt, déplore-t-il.

Des mesures d'atténuer les impacts environnementaux

Selon l'enseignante Chantal Mathieu, il existe des moyens d’atténuer les impacts environnementaux des porcheries.

Au niveau du porc, on travaille au niveau de l’alimentation, et ça coûte cher aux producteurs. Le producteur assume ça tout seul, de cibler vraiment les besoins du porc pour ne pas dépasser trop ce qu’il va remettre dans l’environnement [...] On n’aime pas avoir des pertes, donc on va cibler l’alimentation, même intégrer des enzymes dans l’alimentation pour aider le porc à digérer les phosphores, explique-t-elle.

La municipalité de Stornoway pourrait être appelée, comme ce fut le cas à Maricourt et à Valcourt, à tenir des soirées d’information et de consultation pour ses résidents quant au projet de porcherie.

Du côté de la MRC, la préfète Monique Phérivong Lenoir espère que les ministères seront présents pour appuyer les élus.

Quand il y a des consultations citoyennes sur des dossiers qui sont quand même très techniques, je crois qu’un soutien de la part des représentants des ministères concernés serait appréciable pour les municipalités, pour les aider à répondre aux questions de leur population, indique-t-elle.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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