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Tous les élus contre l’assouplissement de la norme de nickel

Vue des installations de la compagnie minière Glencore, dans le Port de Québec.

Vue des installations de la compagnie minière Glencore, dans le Port de Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les conseillers de la Ville de Québec se sont opposés à l'unanimité à la norme proposée par le ministère de l'Environnement.

Je veux remercier tous les membres du conseil, s'est exprimé le chef de l'opposition officielle à l'issue de la procédure. Tout le monde y gagne, a ajouté Claude Villeneuve.

Il faut dire qu'il n'y avait plus de suspense. Après la tenue de la plénière sur cette question jeudi dernier, tous les élus, y compris l'équipe du maire Marchand, s'étaient rangés du côté des citoyens.

En décembre, le ministère de l'Environnement a confirmé qu'il souhaitait assouplir par règlement la norme de nickel permise dans l'air pour aider l'industrie du nickel qui est en pleine croissance. Il lançait du même coup une consultation publique qui se terminera le 20 février.

Claude Villeneuve avait alors déposé un avis de proposition en collaboration avec la cheffe de Transition-Québec pour que le conseil se prononce contre la proposition gouvernementale. Le maire Marchand a proposé la tenue d'une plénière pour entendre le plus de points de vue possible avant de prendre position.

Le chef de l'opposition lui avait reproché son manque de leadership.

Remerciements

Lundi, le chef de l'opposition avait changé de ton. L'heure n'était plus aux reproches, mais aux remerciements. Je remercie le comité exécutif d'aller dans le même sens que nous, a dit Claude Villeneuve.

Il a rappelé qu'il n'y avait pas de climat de confiance entre les citoyens des quartiers centraux qui militent depuis 10 ans pour améliorer la qualité de l'air et le ministère de l'Environnement. Il a laissé entendre qu'il valait mieux plaider pour que le principe de précaution s'applique tant qu'on ne saura pas avec certitude ce qui flotte dans l'air de Limoilou. Les citoyens méritent de savoir qu'ils sont protégés, a-t-il fait valoir.

Reproches

Les reproches sont plutôt venus de l'ancien chef de Québec 21. Jean-François Gosselin a retenu de la plénière que les citoyens du quartier Limoilou n'avaient pas été entendus sous l'administration Labeaume.

La Ville ne s'en est pas occupée depuis 10 ans, a-t-il dit. Sans la nommer, il a montré du doigt l'ancienne conseillère municipale de Limoilou, Suzanne Verreault, qui est aujourd'hui directrice du parti qui forme l'opposition officielle. C'est un désaveu total pour l'ancienne responsable de l'environnement du comité exécutif, a-t-il affirmé.

Il a ajouté qu'il était content de voir que ce parti défendait maintenant le dossier de la qualité de l'air, soulignant au passage que sous l'administration Labeaume, il appuyait le projet d'agrandissement du Port de Québec, Laurentia.

La réplique est venue de la bouche du chef de l'opposition au moment de conclure le débat. En s'adressant à Québec 21, qui formait l'opposition officielle jusqu'en novembre dernier, Claude Villeneuve a précisé : Je suis content qu'il y ait une opposition officielle qui s'occupe de ces questions-là au lien d'être obsédé par un seul sujet, en faisant implicitement référence au projet de tramway que Québec 21 a décrié pendant quatre ans.

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