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Nouvelle rencontre entre le gouvernement de l’Ontario et les infirmières

La ministre de la Santé de l'Ontario Christine Elliott est masquée et assise à une table.

La ministre de la Santé de l'Ontario, Christine Elliott, ne s'est pas exprimée publiquement après la réunion. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Une semaine après une rencontre avec les infirmières autorisées, le gouvernement Ford en a tenu une autre, toujours à huis clos, avec les infirmières auxiliaires et leurs représentants du syndicat Unifor. Ils dénoncent encore une fois des salaires et des conditions de travail insoutenables.

Le projet de loi 124, qui plafonne la hausse salariale dans le secteur public à 1 % par an a été au cœur des discussions, selon Katha Fortier, conseillère d'Unifor en matière de santé.

« Nous avons spécifiquement demandé que le projet de loi 124 soit abrogé et la ministre Elliott a déclaré que le gouvernement n'avait pas l'intention de le faire, du moins dans sa totalité. »

— Une citation de  Katha Fortier, adjointe au président national d'Unifor et conseillère du syndicat en matière de santé

Cette demande a été présentée de nombreuses fois ces derniers mois, par différents corps professionnels de la santé ainsi que par différents partis d'opposition.

Tracy Holmes, infirmière auxiliaire à London, considère que le refus répété du gouvernement conservateur d'abroger ce projet de loi est vraiment une gifle pour elle et ses consœurs.

L'inflation grimpe en flèche, rappelle-t-elle. Les gens ont travaillé vraiment dur pendant la pandémie et méritent une hausse supérieure à 1 %.

Les élections provinciales comme levier?

L'autre demande majeure d'Unifor repose sur une remise en place des primes salariales pour les travailleurs de première ligne. Selon Mme Fortier, la ministre s'est néanmoins montrée ouverte et reconnaissante du travail acharné des infirmières.

Malgré le refus gouvernemental à propos des doléances, Katha Fortier ne baisse pas les bras et rappelle que le prochain scrutin électoral en Ontario pourrait faire pencher la balance.

Ce n'est pas parce qu'ils ont dit non aujourd'hui que nous allons arrêter. Nous allons continuer à rencontrer des députés de toutes les allégeances politiques, nous avons des élections dans quelques mois.

Le contexte salarial s'ajoute à une pénurie aggravée de dotation en personnel. C'est ce qui a découragé Rachel Radyk, une jeune infirmière auxiliaire à Kitchener qui a décidé de quitter le milieu clinique.

Le faible ratio de personnel non seulement nous épuise nous-mêmes et nos collègues, mais crée aussi une peur constante parce que nous sommes si dispersés que nous mettons en fait les patients en danger, témoigne-t-elle.

Une femme parle en visioconférence.

« Pendant la pandémie, nos mentors étaient si surmenés qu'ils n'ont même pas pu nous enseigner des principes fondamentaux » des soins infirmiers, témoigne Rachel Radyk, qui a été diplômée en 2020.

Photo : Radio-Canada

L'Ontario demande un meilleur appui financier de la part d'Ottawa

Christine Elliott n'a pas répondu aux demandes de réaction de Radio-Canada. Après sa rencontre avec les infirmières autorisées la semaine dernière, elle avait reconnu que la province doit en faire plus pour pallier la pénurie de main-d'œuvre.

L’Ontario cherche par exemple à déployer des infirmières qui ont des diplômes étrangers et qui sont recrutées de l’extérieur du Canada pour faire fonctionner les hôpitaux.

Dans un communiqué, elle affirmait que le gouvernement fédéral a son rôle à jouer en augmentant les transferts en santé.

Avec les informations de Philippe de Montigny

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