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Études et expériences pour réduire les gaz à effet de serre dans l’industrie maritime

Photo d'un navire rouge sur une étendue d'eau en été.

Avec 1500 employés répartis un peu partout sur la planète, dont la moitié au Canada, Groupe CSL est un joueur important de l'industrie maritime (archives).

Photo : Jason Desjardins

Radio-Canada

L’industrie maritime travaille à développer des carburants autres que le diésel afin de réduire les gaz à effet de serre émis par les navires. Le centre de recherche Innovation maritime de Rimouski souhaite notamment faire partie de la solution.

Dans cet esprit, la compagnie maritime Groupe CSL (Canada Steamship Lines) a utilisé l'an dernier uniquement des biocarburants pour propulser la moitié de sa flotte canadienne.

Au même moment, le centre de recherche Innovation maritime de Rimouski s'engageait dans des études pour évaluer le potentiel d'une dizaine de recettes différentes de biocarburants.

Avec 1500 employés répartis un peu partout sur la planète, dont la moitié au Canada, Groupe CSL est un joueur important de l'industrie maritime. Quand l'entreprise s'est lancée dans le biocarburant, elle l'a fait prudemment, par étapes.

Le programme a commencé il y a quelques années, rappelle le président-directeur général du Groupe CSL, Louis Martel. On a commencé avec un mélange de 20 % de contenu, puis on est montés à 50 % et l'an passé, ce fut le test ultime et pendant toute l'année on a fonctionné avec 100 % de biocarburants. On a regardé l'état de nos moteurs, la maintenance, et il n'y a eu aucun impact.

Aucun impact, aucune modification des moteurs, mais une chute de 80 % des émissions de gaz à effet de serre, selon l'entreprise.

En revanche, celle-ci constate que les biocarburants sont moins performants de 10 % par rapport au diésel et qu’ils coûtent 50 % plus cher. Pour huit navires, c'est une facture annuelle de plus de 2 millions de dollars.

C'est là qu'entre en scène le centre de recherche Innovation maritime de Rimouski.

On veut tester facilement une dizaine, une douzaine de carburants alternatifs pour le domaine maritime dont certains faits à partir de biomasse forestière, prévoit le directeur général, Sylvain Lafrance.

Sans être directement associé à l'initiative de CSL, le bras de la recherche de l'Institut maritime du Québec regarde dans la même direction.

L'idée, c'est de voir si on peut augmenter la production de biocarburants au Québec et être capables de suffire à une demande qui pourrait être importante dans le domaine maritime, explique Sylvain Lafrance.

L'intérêt de l'industrie est réel, selon M. Lafrance, car même s'il y a consensus pour parler d'une énergie de transition, on ignore encore ce que sera le carburant de demain pour les navires.

L'électrification, pour l'instant, ce n'est pas une solution pour nous, exclut Louis Martel. Peut-être un jour. Et le carburant du futur, l'hydrogène, l'ammoniac, ce n'est pas encore commercialisé, ce n'est pas encore arrivé.

Entre-temps, Groupe CSL va poursuivre ses expériences avec les biocarburants, mais espère que les gouvernements finiront par appuyer ces initiatives vertes.

D’après le reportage de Denis Leduc

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