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Les ambulanciers en manque d’effectifs au Québec

Des ambulances sont stationnées devant un hôpital à Montréal.

Sur les 206 ambulanciers paramédicaux nécessaires pour couvrir le territoire desservi par Urgences-santé – soit Montréal et Laval –, 171 étaient en poste samedi et 161 dimanche (archives).

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

La pénurie de main-d'œuvre qui touche les ambulanciers paramédicaux du Québec pourrait compromettre les services à la population.

On manque d’effectifs partout dans la province, a déclaré sans détour Jean-Jacques Lapointe, ambassadeur de la corporation des paramédics du Québec, en entrevue.

Il y a des régions plus critiques, comme le Bas-du Fleuve, la Gaspésie, la Côte-Nord. Certaines régions, ça fait longtemps qu’elles sont en manque de personnel, a-t-il ajouté. Mais là, c’est encore plus difficile.

Même les grands centres ne sont plus à l’abri de la pénurie de main-d'œuvre.

Le porte-parole d'Urgences-santé, Jean-Pierre Rouleau, invite donc les gens à composer le 811 lorsqu’ils ont des ennuis de santé non urgents, plutôt qu’à appeler une ambulance.

L'accent est vraiment mis sur les appels urgents. Notre priorité, c'est les urgences vitales, a-t-il déclaré en entrevue. L'objectif est de déployer un véhicule le plus rapidement possible sur ces interventions-là.

La pénurie de main-d'oeuvre dans le réseau de la santé au Québec ne touche pas que les infirmières. Une situation bien perceptible chez d'autres travailleurs essentiels, dont les ambulanciers paramédicaux, au point de compromettre des services à la population. Reportage d'Aimée Lemieux.

En Abitibi-Témiscamingue, le manque de personnel est tel qu'à l'occasion, certains secteurs ne sont pas du tout desservis. C'est une ambulance de relève, parfois à plus de 30 minutes de route, qui doit répondre à l'appel.

Pour la période de mai à octobre 2021, on a compilé 450 heures de fermeture de services, donc de rupture de services dans la région, a expliqué Félix-Antoine Lafleur en entrevue. M. Lafleur est porte-parole du Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, affilié à la CSN.

Simplement pour combler les besoins actuels, ça nous prendrait au moins une vingtaine de paramédics, a-t-il ajouté.

Le constat est le même dans Chaudière-Appalaches et les environs, où une quinzaine de travailleurs sont activement recherchés. Faute de personnel, avec des temps de réponse plus élevés, c'est ultimement la sécurité du public qui est compromise, selon Frédéric Maheu, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH).

Ce qui va arriver, c'est des séquelles à long terme qui vont se développer chez des patients, voire de la mortalité, si on n'arrive pas à temps pour prendre le patient en charge, le stabiliser, l'amener à l'hôpital, a-t-il déclaré en entrevue.

Avec les informations d’Aimée Lemieux

Précision

Ce texte a été modifié par rapport à sa version originale, par souci de clarté et d'exactitude.

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