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L’Est-du-Québec se joint au « raz-de-marée » #OnVeutJouer

Cinq joueurs sur la glace passent devant le banc de leur équipe.

Les joueurs de hockey amateurs ne peuvent disputer aucune partie depuis décembre dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Albatros de Rivière-du-Loup

Plusieurs associations sportives amateurs du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord se joignent au mouvement #OnVeutJouer, qui réclame la reprise des matchs et des tournois.

Selon le directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec pour l’est de la province, Éric Plourde, c’était normal de se joindre à ce qu’il qualifie de raz-de-marée en faveur de ce mouvement.

On n’a pas appris qu’il y avait eu des éclosions incroyables dans le monde sportif scolaire, fait valoir M. Plourde, qui ajoute que le milieu respecte les règles sanitaires et s’est adapté lorsque cela a été nécessaire.

À titre d’exemple, les joueurs de plus de 13 ans sont tous doublement vaccinés et le port du masque par les entraîneurs est respecté. Selon lui, la santé publique s’inquiète tout particulièrement des déplacements entre les régions.

Quand on s’entraîne ensemble, on est comme dans une même bulle, parce que les athlètes viennent du même milieu, de la même école, explique-t-il.

« Entre vous et moi, il faut commencer à apprendre à vivre avec le virus. »

— Une citation de  Éric Plourde, directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec pour l’est de la province

D’autres associations de l’Est-du-Québec appuient également l’initiative d’abord lancée par l’entraîneur des Patriotes, l’équipe de hockey de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Les jeunes ont quand même fait beaucoup de sacrifices, ils doivent être vaccinés pour jouer, ils respectent les mesures sanitaires, donc là, je crois que ce serait le temps de leur donner le petit bonbon qu’ils méritent, fait valoir le directeur sportif du club de soccer Fury de Rimouski, Maxime Fournier.

À un moment donné, les jeunes veulent compétitionner. Ils veulent voir que ce qu’ils ont pratiqué, ça fonctionne dans les matchs, et ils veulent pouvoir le travailler, ajoute-t-il.

Même si les joueurs peuvent toujours s’entraîner à l’intérieur de la même équipe, plusieurs tournois ont été annulés. Les joueurs du Fury passaient généralement plusieurs jours les fins de semaine dans la région de Montréal pour participer à des compétitions régionales.

« Incohérence » pour certains

On comprend la situation dans les hôpitaux, on comprend la situation dans le réseau de la santé, mais je crois que le sport, c’est une solution plutôt qu’un problème dans le domaine de la santé, fait quant à lui valoir le directeur général du 3L de Rivière-du-Loup, Fabien Dubé.

Le 3L, une équipe de hockey de la Ligue nord-américaine qui regroupe tant des travailleurs adultes et des étudiants universitaires que d’anciens joueurs professionnels, est aussi assujetti à l’interdiction d’organiser des matchs.

M. Dubé note l’incohérence dans le fait de permettre la reprise dans les ligues professionnelles comme la Ligue nationale de hockey (LNH) ou la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) mais de limiter l’activité dans les ligues amateurs.

Le sport, c’est ce qui fait le lien entre la santé physique et la santé mentale. Donc, je crois que c’est important pour les jeunes et pour les adultes de retrouver une certaine normalité, croit Fabien Dubé.

D’autres associations sportives au Québec se sont mobilisées pour mener cette campagne, tant en Estrie qu’en Outaouais.

Sur la Côte-Nord, toutes les associations de Hockey Côte-Nord tiennent au retour des matchs et des compétitions, a-t-on indiqué dans une publication sur la page Facebook de l’organisation.

Les prochaines conférences de presse du premier ministre François Legault seront attentivement suivies par les organisateurs de ces ligues, qui espèrent obtenir un peu de lest.

Plusieurs fondent de l’espoir sur le fait que les mesures de déconfinement sont arrivées généralement plus tôt qu’à la même période l’an dernier.

Avec les informations de Laurie Dufresne

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