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Des organisateurs de la manifestation à Ottawa mis en demeure

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Le centre-ville d'Ottawa est toujours occupé par des manifestants qui s'opposent aux mesures sanitaires, après une semaine de mobilisation.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Les organisateurs du convoi de camionneurs qui protestent contre les mesures sanitaires depuis plus d’une semaine au centre-ville d’Ottawa sont visés par un recours collectif de près de 10 millions de dollars.

Une demande d'injonction a également été déposée vendredi soir. Elle exige la fin immédiate de la nuisance dans les rues de la capitale fédérale.

Le recours collectif a été lancé par Zexi Li, une fonctionnaire d’Ottawa de 21 ans, qui habite à quelques pâtés de maisons de la colline du Parlement. Elle est représentée par l'avocat Chris Camp.

Dans les documents déposés en cour supérieure de l’Ontario, les plaignants citent le bruit excessif des klaxons dans les quartiers résidentiels qui perdurent depuis plus d'une semaine.

L'une des principales tactiques du "convoi de la liberté" consiste à faire retentir les klaxons des véhicules sans arrêt, toute la journée. [...] Ces klaxons ne sont pas destinés à être utilisés pendant plus de quelques secondes, car les niveaux sonores sont dangereux et provoquent des dommages permanents à l'oreille humaine. Malgré ces dangers, le "convoi de la liberté" a fait retentir ces klaxons en continu pendant 12 à 16 heures par jour, peut-on lire dans le document.

Une somme de 4,8 millions $ est réclamée en dommages et intérêts pour nuisance en plus d’un montant de 5 millions exigé pour dommages et intérêts punitifs.

Le recours collectif représente les résidents d’Ottawa qui habitent dans les secteurs situés entre les rues Bay et Elgin ainsi que les rues Lisgar et Wellington, d’après les documents légaux dont Radio-Canada a obtenu copie.

Les organisateurs visés par le recours collectif, dont le Torontois Benjamin Dichter et les Albertains Patrick King et Tamarra Lich, ainsi qu'une soixante d'autres qui ne sont pas identifiés, ont 20 jours pour répondre.

Les camionneurs qui utilisent leur klaxon sans réserve et qui seront identifiés se verront ajoutés à la liste des personnes visées par ce recours.

Audience reportée à lundi

Une première rencontre entre les deux parties a eu lieu samedi après-midi avec le juge Hugh R. McLean, de la Cour supérieure de justice de l'Ontario.

L'avocat albertain Ken Wilson représente trois des nombreuses personnes visées par l'injonction, soit Chris Barber, Benjamin Dichter et Tamarra Lich. M. Wilson a demandé à ce que l'audience soit ajournée afin de pouvoir se préparer adéquatement, étant donné qu'il a seulement pris connaissance des documents légaux vendredi autour de 22 h.

Le juge a accepté sa requête et convié les deux parties à nouveau lundi à 13 h. Cependant, le juge a émis des réserves par rapport à la faisabilité d'une telle injonction, étant donné que les personnes visées doivent être clairement identifiées dans l'injonction afin qu'elle soit applicable.

Quoi qu'il en soit, le juge a estimé que le droit de klaxonner pour les camionneurs pourrait être restreint à une heure par jour seulement, comme entre 12 h et 13 h, a-t-il donné en exemple. Pour le moment, il semble avoir été convenu que les camions ne klaxonnaient pas entre 20 h et 8 h, a pour sa part mentionné l'avocat Ken Wilson.

Samedi soir, l'avocat qui représente le recours collectif, Paul Champ, a publié une vidéo sur Twitter en disant que sa cliente acceptait d'annuler l'injonction si les camionneurs quittent Ottawa lundi avant 10 h.

Dans la vidéo, l'avocat indique que sa cliente comprend bien la frustration des camionneurs, mais que ceux-ci doivent aussi comprendre celle des résidents d'Ottawa.

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