•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les provinces reviennent à la charge sur les transferts en santé

Les premiers ministres, qui réclament 28 milliards de plus par année, espèrent que cette fois-ci sera la bonne.

John Horgan en point de presse.

Le Conseil de la fédération est actuellement présidé par le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan (archives).

Photo : Radio-Canada / MIKE MCARTHUR

Le Conseil de la fédération redemande au gouvernement fédéral d'en faire plus pour aider les provinces et territoires à maintenir en vie le système de santé public et gratuit du Canada, mis à mal par un sous-financement chronique dont les conséquences ont été exacerbées depuis deux ans par la pandémie de COVID-19.

Cette requête unanime a été exprimée vendredi après-midi après une réunion virtuelle présidée par le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, qui a été à même de constater la fragilité du réseau dans les derniers mois, ayant lui-même subi des traitements en lien avec un cancer de la gorge.

Les provinces et territoires font valoir qu'en théorie, le gouvernement fédéral devrait rembourser la moitié des dépenses provinciales en santé. Or, sa participation équivaut actuellement à 22 % de ces dépenses, contre 78 % pour les provinces.

En conférence de presse virtuelle, vendredi, les membres du Conseil de la fédération ont donc redemandé au fédéral de hausser de 22 % à 35 % sa participation aux dépenses en santé, ce qui représente environ 28 milliards de dollars de plus par année. Cette demande est chiffrée de la même manière depuis deux ans.

Provinces et territoires réclament une rencontre avec Justin Trudeau pour pouvoir entamer sans plus attendre les négociations afin qu’un Accord des premiers ministres sur le financement durable des soins de santé puisse être finalisé au cours des prochaines semaines.

Maintenir la pression sur Ottawa

De manière répétée, le Conseil de la fédération demande au gouvernement fédéral une hausse des transferts en santé depuis 2020.

Sa requête, toutefois, n'a jamais été acceptée, le premier ministre Trudeau jugeant que le contexte pandémique n'est pas approprié pour ce genre de négociation. Son gouvernement a préféré jusqu'ici verser aux provinces des sommes ponctuelles pour lutter contre la COVID-19.

Ces sommes, qui ont notamment servi à acheter des vaccins et de l'équipement de protection individuelle, ont d'ailleurs été estimées à 63,6 milliards de dollars par Adam van Koeverden, secrétaire parlementaire du ministre de la Santé, lors de la période de questions de vendredi à la Chambre des communes.

Or, l'embauche de personnel dans le réseau public, qui constitue la part du lion des dépenses en santé, nécessite une hausse permanente des transferts fédéraux, a fait valoir le premier ministre du Québec, François Legault, vendredi.

On demande que ces transferts soient faits sans condition parce que ce sont les provinces et les territoires qui savent le mieux où il faut investir, a-t-il ajouté.

« On fait une demande qui est unanime au gouvernement fédéral. On a besoin rapidement, urgemment, d'un meilleur financement pour nos réseaux de la santé. »

— Une citation de  François Legault, premier ministre du Québec

Pour le Québec, la hausse demandée lui permettrait d'engranger six milliards de plus chaque année.

Les Québécois envoient 40 % de leurs impôts à Ottawa; ce n'est pas acceptable que le gouvernement fédéral finance seulement 22 % des dépenses en santé, a-t-il tonitrué.

Le Conseil de la fédération a été créé à l'initiative de l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest en 2003. Il réunit les 13 premiers ministres des provinces et territoires du Canada.

Tous étaient présents, vendredi, à la conférence de presse virtuelle pour demander d'une seule voix aux membres du gouvernement Trudeau d'infléchir leur position.

À force de mettre de la pression sur ce dossier, on espère qu'à un moment donné, ils vont vouloir négocier avec nous, a déclaré M. Legault.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !