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Des rituels autochtones au campement du parc de la Confédération soulèvent des questions

Des manifestants sont réunis autour d'un feu.. Ils ont des tambours autochtones dans les mains. Au premier plan, des pancartes de manifestants.

Un groupe de manifestants réunis autour d'un feu, certains avec des tambours autochtones dans les mains, au campement temporaire érigé par des manifestants au parc de la Confédération, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le campement temporaire au parc de la Confédération, les bonbonnes de propane présentes sur le site, de même que la structure de bois construite par les manifestants, suscitent beaucoup de réactions dans la région. Or, voilà également que des témoins rapportent que des rituels autochtones ont eu lieu sur place, une situation qui irrite des Premières Nations de la région.

Dans un communiqué de presse conjoint, la Première Nation algonquine de Pikwakanagan, le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabe et la Première Nation de Kitigan Zibi ont déclaré qu’ils se dissocient complètement de l'événement.

Le titre de leur communiqué indique qu’ils ne soutiennent pas le convoi des camionneurs ni le campement érigé dans le parc de la Confédération.

Le drapeau Mohawk qui flotte au parc de la Confédération.

Depuis quelques jours, le drapeau Mohawk flotte fièrement au campement temporaire du parc de la Confédération, situé en bordure du canal Rideau à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, le chef de la Première Nation de Kitigan Zibi, Dylan Whiteduck, a déclaré, pour sa part, que ce que nous voyons dans les médias, sur Facebook et sur les réseaux sociaux est, à nos yeux, de l'appropriation culturelle. Il faut que ça cesse avant que cela ne fasse encore plus de dommage.

Un homme avec des lunettes qui regarde sur le côté.

Le chef de Kitigan Zibi, Dylan Whiteduck (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pourtant, les Autochtones sur place estiment qu'il est de leur devoir et de leur intérêt d'exprimer leur point de vue.

J'ai rencontré quand même plusieurs représentants des Premières Nations et moi-même, j'ai du sang micmac qui coule dans mes veines, et je suis aussi un descendant acadien. Donc, je pense que c'est important d'arrêter de regarder en arrière. Les erreurs du passé... c'est du passé!, lance Frédéric Pitre du regroupement Appel à la Liberté.

Frédéric Pitre, fondateur du groupe Facebook Appel à la liberté

Frédéric Pitre, fondateur du groupe Facebook intitulé Appel à la liberté (archives).

Photo : Radio-Canada

Chaque jour, l’installation au parc de la Confédération prend de plus en plus la forme d'un petit village aux multiples visages : des gens de tous les corps de métiers, certains sont vaccinés, d'autres sont non vaccinés, et tous souhaitent la fin des mesures sanitaires.

Au-delà des symboles et des rituels, M. Pitre espère que tant les manifestants que les communautés autochtones feront preuve de solidarité.

Je ne pense pas que cela soit une appropriation ce qui est en train de se faire. Je pense que c'est une union qui est en train de se réaliser. Il est temps d'enterrer les chicanes du passé et de s'asseoir à la même table pour discuter d'un avenir meilleur, avance-t-il.

Une structure en bois se trouve entre les tables de ravitaillement et le stand de distribution de nourriture chaude.

La structure en bois a été construite jeudi après-midi.

Photo : Radio-Canada

À l'image des manifestants devant le Parlement, les opposants aux mesures sanitaires entendent demeurer au parc de la Confédération aussi longtemps qu'il le faudra.

D’après les informations de Christian Milette

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