•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D’autres syndicats d’ambulanciers paramédicaux en grève au Québec

Des ambulances sont stationnées devant un hôpital à Montréal.

Les moyens de pression qui peuvent être exercés par les ambulanciers paramédicaux ont trait au nettoyage des véhicules, entre autres.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

La grève s'étend au sein des entreprises ambulancières du Québec et touchera d'autres municipalités comme Saint-Hyacinthe, Amqui, Granby, Saint-Jean-Port-Joli et Acton Vale à compter de 0 h 01 samedi.

En fait, la grève concernait déjà d'autres syndicats et d'autres municipalités depuis juin ou juillet dernier, mais le public n'est que peu touché par ces grèves, vu l'ampleur des services essentiels qui doivent être dispensés.

Ainsi, l'ensemble des transports ambulanciers doivent être effectués, y compris les transferts entre établissements de santé.

Les moyens de pression qui peuvent être exercés par les techniciens ambulanciers paramédicaux dans le cadre de ces grèves ont trait, par exemple, au nettoyage des véhicules, au voyage de retour des employés de la santé qui devaient accompagner un patient en ambulance et à des formulaires à remplir.

Ainsi, les syndicats concernés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, et au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, ciblent ou cibleront les formulaires de facturation que les ambulanciers paramédicaux remplissent normalement pour les remettre à leur employeur. Ce moyen de pression complique donc la vie des entreprises ambulancières.

Revendications

Le litige porte surtout sur les salaires, mais aussi sur les horaires de faction, la retraite, les heures supplémentaires, a précisé en entrevue Benoît Cowell, président de la Fraternité des travailleurs du préhospitalier – une section locale du SCFP, affilié à la FTQ.

Il rapporte que le salaire de départ des ambulanciers paramédicaux est d'environ 24 $ l'heure et grimpe jusqu'à 35 $ l'heure au sommet de l'échelle.

Nous, ce qu'on vise, c'est un salaire d'au moins 41 $ l'heure [au maximum de l'échelle]. Si on se compare aux policiers et aux pompiers qui travaillent dans l'urgence, ils ont tous un salaire beaucoup plus élevé que nous. Dans le réseau de la santé, ceux qui ont des qualifications semblables aux nôtres, qui ont des Diplômes d'études collégiales, comme les inhalothérapeutes et les infirmières, ils ont tous un rangement [salarial] supérieur au nôtre aussi, plaide M. Cowell.

La FSSS rapporte également que les questions normatives sont passablement réglées.

Invitée à commenter, la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec a préféré ne pas se prononcer sur les négociations en cours ni sur les moyens de pression autorisés par le Tribunal administratif du travail.

Comme les ambulanciers paramédicaux, nous souhaitons que ces négociations se règlent rapidement, a-t-elle simplement répondu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !