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Plus de manifestants attendus et des mesures renforcées, annonce la police d’Ottawa

Peter Sloly dans une mêlée de presse.

Le chef du Service de police d'Ottawa, Peter Sloly (archives)

Photo : Radio-Canada / Lorian Bélanger

Radio-Canada

Des agents additionnels et des mesures supplémentaires sont mis en place pour contrôler la manifestation des camionneurs à Ottawa qui devrait s'intensifier cette fin de semaine.

Selon le Service de police d’Ottawa (SPO), entre 300 et 400 camions vont tenter de rejoindre le convoi de camionneurs installé depuis plus d’une semaine sur la colline du Parlement, auxquels s’ajouteront de 1000 à 2000 manifestants à pied, et jusqu’à 1000 contre-manifestants, selon les estimations de la police.

La fin de semaine s’annonce donc une nouvelle fois mouvementée dans la capitale nationale.

Des camions stationnés côte à côte au milieu d'une rue.

D'autres camions vont tenter de se joindre à la manifestation cette fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Lors d'un point de presse, vendredi matin, le chef du SPO, Peter Sloly, a indiqué que des ressources supplémentaires seraient ajoutées.

« Nous déployons toutes les ressources policières disponibles. »

— Une citation de  Peter Sloly, chef du Service de police d’Ottawa

Pour y parvenir, environ 150 agents supplémentaires en uniforme et en civil seront déployés, dont la mission principale sera de patrouiller et de lutter contre les débordements dans les quartiers les plus touchés par la manifestation, comme le centre-ville, le quartier Côte-de-Sable, la Basse-Ville et le marché By, 24 heures sur 24, pendant les 4 prochains jours.

Au huitième jour du mouvement, le chef Sloly a exprimé sa solidarité envers les résidents et les commerçants d’Ottawa touchés par les perturbations occasionnées, jugeant compréhensibles leur colère et leur frustration.

Ce que nos résidents ont vécu, ce que nos commerçants ont vécu, ce que nous-mêmes avons vécu dans la dernière semaine, c’est inacceptable, a lancé M. Sloly en suggérant à de nombreuses reprises aux personnes qui souhaiteraient se joindre au mouvement, cette fin de semaine, de rester chez elles.

Et pour celles qui décideront malgré tout de se joindre au convoi, il a prévenu que la tolérance zéro régnera dans les rues d’Ottawa envers tous les comportements haineux, violents et les manquements à la Loi.

Nous exhortons tous les manifestants et ceux qui viennent les soutenir à agir de manière légale, pacifique et respectueuse, a insisté le chef Sloly.

Des voitures de police stationnées devant des camions au milieu de la route.

La police d'Ottawa assure qu'il n'y aura aucune tolérance envers les contrevenants cette fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Vendredi matin, une déclaration du ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, confirmait également l’envoi de ressources additionnelles de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour aider la Ville d’Ottawa à faire face à la situation.

Le SPO déploiera également des blocs de béton, des barricades et de la machinerie lourde afin d’encadrer le périmètre de la manifestation et d’en limiter l’expansion en nouveaux camions. Ainsi, les nouveaux arrivés seront dirigés vers des stationnements hors de ce périmètre, a indiqué M. Sloly.

L’objectif, a-t-il précisé, est de trouver le juste équilibre entre l’encadrement de la manifestation et la libre circulation des résidents et des personnes qui doivent pouvoir se déplacer, notamment en cas d'urgence. La Ville d'Ottawa doit publier une carte des routes touchées plus tard vendredi.

Toujours pas de fin à l’horizon

Le nombre de camions a diminué depuis vendredi dernier, a noté le chef Sloly, mais il ne s’attend pas à une fin immédiate de la manifestation, soulignant l’organisation, le soutien financier et la détermination des manifestants encore sur place.

Des paquets de papier hygiénique posés dehors.

Les manifestants disposent de ressources pour pouvoir rester encore longtemps à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Le chef du SPO juge que le mouvement est imprévisible et dangereux.

Il a d’ailleurs confié avoir fait l’objet de menaces de mort dans les dernières 48 heures, tout comme certains élus.

Raison pour laquelle il s’est dit déterminé à enquêter, à recueillir des preuves et à déposer des accusations contre toutes activités illégales et criminelles. La police d'Ottawa a déjà procédé à plusieurs arrestations depuis une semaine, a-t-il rappelé. Elle mène également une enquête sur le campement de fortune qui s'organise au parc de la Confédération.

« Notre première priorité est de mettre un terme à ces manifestations. »

— Une citation de  Peter Sloly, chef du Service de police d’Ottawa

Selon le SPO, il s’agit d’une manifestation sans précédent à laquelle elle doit s’ajuster au fur et à mesure.

Je comprends qu’on puisse s’interroger sur l’efficacité de notre action. [...] Nous faisons de notre mieux, mais nous devons faire mieux, a-t-il reconnu, insistant sur les nouvelles mesures annoncées vendredi.

En revanche, le chef Sloly a nié toute aide fournie par la police d'Ottawa aux manifestants.

Je n'ai connaissance d'aucune aide fournie par un membre de ce service de police ou de tout autre service de police, pour approvisionner [les manifestants] en nourriture, eau, carburant, logistique ou financement. [...] Si une telle information devait me parvenir, vous pouvez être certain qu'en tant que chef de ce service de police, je mènerais une enquête complète et utiliserais toute la portée de la Loi sur les services policiers et, s'il y a lieu, du Code criminel, pour porter des accusations contre un membre qui ferait cela, a-t-il affirmé. La sécurité publique reste primordiale, tout comme notre engagement à travailler avec tous les niveaux de gouvernement et toutes les parties de la société civile pour mettre fin à cette manifestation, a répété le chef Sloly, ajoutant, comme il l’avait déjà fait auparavant, que toutes les options sont sur la table.

Pas question d'abandonner les mesures sanitaires, dit le gouvernement

La présence prolongée des camionneurs à Ottawa n'est plus une manifestation, mais bien une occupation, selon les propos du ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, vendredi matin.

Ce dernier a ajouté que les différents manifestants qui refusent de quitter les lieux s'approchent de l'illégalité, reprenant ainsi l'expression utilisée la veille par le premier ministre Justin Trudeau.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, en conférence de presse.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos (archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le ministre Duclos a fait valoir que le message des manifestants a été bien compris, mais qu'il était maintenant temps de rentrer chez eux et de laisser les citoyens d'Ottawa et de Gatineau reprendre une vie normale. Cependant, il n'est pas question pour autant d'abandonner toutes les mesures sanitaires, comme le réclament les manifestants, a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne

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