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La stratégie de la GRC à Coutts choque des Autochtones et des environnementalistes

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Selon des experts en sécurité, les agents de la GRC négocient d'abord pour trouver une solution à l'amiable avant d'utiliser la force.

Photo : Radio-Canada / Dave Rae / CBC

Des activistes qui défendent les causes autochtones et environnementales estiment que la police traite les manifestants à Coutts et à Ottawa avec beaucoup trop de bienveillance.

Le chef de la Nation Athabasca Chipewyan souligne dans un communiqué de presse que le blocus du poste frontalier dans le sud de l’Alberta a lieu sans aucune intervention des agents présents.

Si ce blocus avait été organisé par des Autochtones, nous croyons sans aucun doute que les autorités auraient agi rapidement pour le démanteler, ajoute le chef Allan Adams.

L’environnementaliste Rod Marining, co-fondateur de Greenpeace, qui se bat contre la construction du pipeline Trans Mountain est surpris par le manque d’arrestation à Coutts.

Ils délogent les environnementalistes en utilisant les équipes tactiques, ils ne le font pas avec les camionneurs à Coutts. Ce n’est pas bien, ça démontre du racisme.

« Quand on est un Autochtone ou un environnementaliste, ils nous traitent avec une main de fer. »

— Une citation de  Rod Marining, co-fondateur, Greenpeace

Selon lui, la GRC peut en faire plus pour déloger les camionneurs qui bloquent l’accès à la frontière.

Une situation bien gérée selon les experts en sécurité

Cependant, des experts en sécurité territoriale et frontalière estiment que la GRC gère très bien la situation.

L’expert en sécurité nationale, Michel Juneau-Katsuya, explique que le poste de douane de Coutts n’est pas aussi essentiel qu’une route provinciale, fédérale ou encore une voie ferrée, car la frontière canado-américaine a plusieurs postes de douanes.

Les policiers vont [opérer] selon le degré [de force] qu’ils considèrent comme nécessaire pour assurer l’ordre et la justice et pour assurer la protection du grand public et des manifestants, ajoute cet ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité.

« On peut perdre un passage frontalier, il y [en a d'autres]. »

— Une citation de  Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité nationale

Selon Ken Sundberg, ancien agent frontalier et professeur à l’Université Mount Royal, la GRC traite ces situations avec tact pour minimiser les confrontations : la police ne veut pas de violence, elle ne souhaite pas qu’il y ait de blessé que ce soit dans ses rangs ou dans ceux des manifestants.

Par ailleurs, il pense qu'elle devra utiliser la force pour déloger les manifestants à Coutts s’ils ne refusent d’obtempérer. À un moment donné, la police va gérer cette situation de la même façon qu’elle a géré les blocus des Premières Nations et autres, conclut Ken Sundberg.

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