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Des députés du gouvernement albertain veulent éliminer le passeport vaccinal

Une preuve de vaccination de la Saskatchewan avec un code QR.

Le passeport vaccinal est en place depuis le 20 septembre 2020, en Alberta.

Photo : CBC / Matthew Howard

Radio-Canada

Des députés conservateurs unis font pression sur leur propre gouvernement pour éliminer le programme de passeport vaccinal plus tôt que la fin de février, comme le premier ministre l’a précédemment indiqué.

Le programme d’exemption des restrictions a été mis en place l’automne dernier et oblige ceux qui souhaitent entrer dans un commerce non essentiel et certains lieux publics à présenter une preuve de vaccination complète ou un test PCR négatif.

Certains députés du gouvernement croient qu’il est temps d’éliminer ce programme immédiatement, alors que 86 % des Albertains âgés de 12 ans et plus sont pleinement vaccinés et que le premier ministre affirme que l’Alberta aurait dépassé le pire de la vague Omicron.

Lors d’une rencontre du caucus conservateur uni, lundi, le premier de 2022, les députés ont voté majoritairement pour éliminer le passeport vaccinal, selon des sources de CBC. Tous les députés du caucus n’étaient pas présents, cependant.

CBC a accepté de ne pas nommer ces sources, car elles ne sont pas autorisées à discuter publiquement des affaires internes du Parti conservateur uni.

Le lendemain du vote, mardi, le premier ministre Jason Kenney a affirmé qu’il pourrait se débarrasser du passeport vaccinal d’ici la fin de février, plutôt que la fin mars comme il l’avait laissé entendre la semaine précédente.

Dès que nous commencerons à voir une diminution durable de la pression qu’exerce la COVID-19 sur nos hôpitaux, j’ai hâte de pouvoir prendre des décisions qui nous permettront de relâcher les mesures de santé publique, a affirmé Jason Kenney en conférence de presse.

« Je crois que [la fin du passeport vaccinal] pourrait arriver ce mois-ci, en février. »

— Une citation de  Jason Kenney, premier ministre de l'Alberta

Le premier ministre a ajouté que la levée des mesures sanitaires se ferait en trois phases et que le passeport vaccinal serait l’une des premières mesures éliminées.

Certains médecins albertains croient toutefois qu’il est trop tôt pour lever complètement les mesures, d’autant plus que les enfants de moins de cinq ans ne peuvent pas être vaccinés contre la COVID-19 pour l’instant.

Jason Kenney subit la pression de son caucus

Jason Kenney, qui doit faire face à un vote de confiance des membres du Parti conservateur uni le 9 avril, subit la pression de son caucus depuis le début de la pandémie. Le calendrier qu’il a présenté mardi n’a pas rassuré les membres mécontents de son caucus.

Ceux-ci ont échangé une série de courriels, mardi et mercredi, dans lesquels ils jettent la faute sur le leadership du premier ministre. Plus d’une centaine de personnes étaient copiées sur cette chaîne de courriels, incluant le caucus du PCU et des employés politiques.

Comment se fait-il que tout le caucus se soit entendu sur une solution et qu’elle soit ignorée?, demande dans un courriel le député de Bonnyville—Cold Lake—St-Paul, Dave Hanson. Désamorcez la confrontation à la frontière et éliminez le programme d’exemption des restrictions.

Le poste frontalier de Coutts, à la frontière entre l’Alberta et le Montana, est bloqué depuis cinq jours en raison de manifestants qui réclament la fin du passeport vaccinal et des mesures sanitaires.

C’est absurde que le gouvernement soit prêt à abuser des Albertains avec ses mauvaises politiques. Il devrait s’excuser, lui a répondu Glenn van Dijken, le député d'Athabasca-Barrhead-Westlock. Le caucus a parlé, mais le conseil exécutif décide autrement.

La députée d’Airdrie-Est, Angela Pitt, a renchéri : Qui dirige ici?.

Nous ne sommes pas des parents qui ne doivent pas céder aux demandes de leur enfant. Nous sommes le gouvernement qui travaille pour le peuple et nous devrions faire ce qu’il veut.

Ces trois députés ont signé une lettre, l’an dernier, critiquant les mesures sanitaires imposées par le gouvernement Kenney. Ils affirmaient qu’ils ne pouvaient pas appuyer ces mesures qui limitaient, selon eux, les libertés des Albertains et leur gagne-pain.

Avec les informations d'Elise von Scheel

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