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En Saskatchewan, la relève francophone de la profession infirmière monte la garde

une jeune femme aux cheveux longs.

Sabrina Michaud se souvient du début de la pandémie. Elle était déjà étudiante en sciences infirmières. « J’étais à moitié chemin », précise-t-elle.

Photo : Radio-Canada / Liam Avison

Les premières finissantes du programme bilingue en soins infirmiers de l’Université de Regina obtiendront leur diplôme dans quelques semaines. Elles devront ensuite trouver des postes dans un monde hospitalier bouleversé par la COVID-19.

Sabrina Michaud figure parmi ces futures infirmières qui s’apprêtent à accéder au marché du travail.

Elle a choisi de s'inscrire au programme bilingue de la Cité universitaire de l’Université de Regina.

Future professionnelle de la santé, elle a commencé son apprentissage du métier alors que le monde ne connaissait pas encore le mot COVID-19.

« C’est arrivé au printemps 2020. J’étais à moitié chemin [de mon parcours universitaire]. »

— Une citation de  Sabrina Michaud, étudiante en sciences infirmières

Pour Sabrina, les cours ont basculé en ligne, et son adaptation a dû être rapide. Elle croit pourtant qu’elle a su profiter du moment pour se familiariser avec cette nouvelle réalité. Il lui restait quelques semaines de cours quand la pandémie est arrivée et ensuite, dit-elle, on a été chanceux, on a eu l’été pour penser à la COVID-19 et s'y adapter.

Or, à ce moment-là, Sabrina n’était pas près d'imaginer que cette crise pourrait s'étendre sur plusieurs années.

Elle avoue avec humour qu’elle a d'abord cru à un phénomène passager.

C’est ma naïveté qui m’a sauvée, dit-elle en riant. Ça fait deux ans maintenant.

Pourtant, sa passion pour le monde hospitalier ne s'est pas démentie. Sabrina n'a pas perdu son goût pour le contact et la pratique en présentiel.

J'aimais venir à l’école et assister aux cours. On a été chanceux de continuer à pouvoir aller à l’hôpital.

Ce n’est pourtant pas sans précautions qu’elle y est retournée, le protocole ayant été ajusté en conséquence.

Sabrina est pourtant bien au fait des problèmes singuliers qu'entraîne la pandémie, auxquels ses collègues et elle ne tarderont pas à se heurter. Pourtant, elle garde la tête froide et espère surtout que le monde médical aura retenu la leçon et saura mieux réagir dans une situation similaire à l'avenir.

Pour ce qui est du métier d’infirmière, il demeure inchangé.

« Pandémie ou pas, notre mission reste la même. Notre mission première, c’est d’aider les gens à aller mieux. »

— Une citation de  Sabrina Michaud, finissante en sciences infirmières

Que lui réserve la suite?

La finissante en soins infirmiers dit s'être intéressée à la pratique en milieu rural, en particulier lors d’un stage à l’Hôpital de Gravelbourg.

Les hôpitaux ruraux, c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, dit-elle.

À quelques semaines de la fin de son parcours universitaire, la future infirmière se sent bien outillée. On sait exactement dans quoi on se lance, résume-t-elle.

Des professeurs qui croient en leurs étudiants

La professeure adjointe en soins infirmiers Léonie Mvumbi-Mambu a confiance dans la capacité de ses étudiants, qui ont été soumis à une discipline rigoureuse.

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La professeure adjointe en soins infirmiers Léonie Mvumbi-Mambu.

Photo : Facebook/La Cité Universitaire

Lorsqu’une infirmière arrive sur le marché du travail, c’est qu’elle est capable.

« Les étudiants reçoivent une formation très solide. »

— Une citation de  Léonie Mvumbi-Mambu, professeure adjointe en soins infirmiers

Enthousiaste, Léonie Mvumbi-Mambu voit aussi d’un bon œil l’augmentation du nombre de places dans le programme bilingue de sciences infirmières.

Le programme, qui ne comptait à l’origine que 7 places, en compte 10 désormais.

La pandémie ne constitue pas un écueil, selon Léonie Mvumbi-Mambu, mais plutôt une occasion d’apprendre et de s'aiguiser au contact des épreuves.

Il s’agit d’ailleurs d’une composante du métier d’infirmière, résume Léonie Mvumbi-Mambu. Aucun jour ne ressemble aux autres.

Avec les informations de Katia St-Jean

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