•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les jours de Goran Dragic avec les Raptors seraient comptés

Goran Dragic dribble avec le ballon et tente de contourner un adversaire.

Goran Dragic n'a pas joué pour les Raptors depuis novembre.

Photo : Associated Press / Matt Slocum

Goran Dragic n'a pas enfilé le maillot des Raptors depuis novembre, mais on aurait tort de le comparer au hockeyeur Eric Lindros qui refusait de jouer pour les Nordiques, selon un analyste.

Goran Dragic a été acquis du Heat de Miami en août dernier avec Precious Achiuwa en échange de Kyle Lowry.

Le vétéran slovène a d'abord affirmé qu'il avait des ambitions plus élevées qu'aboutir à Toronto.

Toutefois, le meneur de jeu s'est ensuite excusé et a commencé la saison avec les Raptors, avant de quitter l'équipe en novembre, citant des raisons personnelles l'obligeant à retourner en Floride.

Il a été aperçu depuis dans le centre d'entraînement de son ancienne équipe à Miami. Les Raptors n'ont annoncé aucune date pour son retour à Toronto.

« C'est un joueur en fin de carrière, contrairement à Eric Lindros [dans les années 1990] qui refusait de démarrer sa carrière avec les Nordiques. »

— Une citation de  Charles Dubé-Brais, entraîneur-chef des BlackJacks d'Ottawa

M. Dubé-Brais, ex-entraîneur adjoint des Raptors 905, ajoute ceci : Goran Dragic a 35 ans et il ne lui reste pas des tonnes de matchs à jouer dans la NBA, peut-être quelques saisons. Il ne veut pas nécessairement, à ce stade-ci de sa carrière, faire partie d'un effort [de reconstruction d'équipe] qui va donner des résultats, probablement à Toronto, dans deux ou trois ans.

De surcroît, les Raptors ont déjà un bon meneur de jeu, soit Fred VanVleet, et le jeune Dalano Banton a connu de bons moments comme remplaçant, note Mickael Laviolle, journaliste sportif pour L'Express de Toronto. Du coup, Goran Dragic passait beaucoup de temps sur le banc avant de retourner en Floride.

Avec [l'entraîneur] Nick Nurse, si on ne défend pas très bien, on ne joue pas. Donc, c'est la première raison. Et la deuxième, c'est l'avènement de Dalano Banton, le Torontois, un jeune joueur de première année qui a vraiment surpris tout le monde en début de saison, souligne M. Laviolle.

En d'autres mots, Toronto n'a pas besoin de Goran Dragic. Selon M. Dubé-Brais, c'est surtout le jeune Precious Achiuwa qui intéressait les Raptors lors de l'échange l'été dernier avec Miami.

Rumeurs d'échange

Deux options s'offrent aux Raptors pour couper les ponts avec Goran Dragic : racheter son contrat de plus de 19 millions de dollars américains, qui se termine cette année, ou l'échanger à une autre équipe.

La date limite des échanges dans la NBA est le 10 février et les rumeurs vont bon train quant au sort du vétéran slovène.

C'est une quasi certitude à 99,9 % que Dragic ne sera plus avec les Raptors à la fin du mois de février, affirme M. Dubé-Brais, qui croit que Toronto a attendu jusqu'ici pour un échange afin de maximiser sa valeur.

Selon lui, certaines équipes comme les Bucks de Milwaukee ou les Nets de Brooklyn pourraient s'intéresser au vétéran, afin de renforcer leurs rangs en prévision du championnat. Pour les Raptors, ça pourrait signifier en échange l'acquisition d'un joueur avec du potentiel ou un futur choix au repêchage.

Le journaliste sportif Mickael Laviolle pense lui aussi que les Raptors cherchent à conclure un échange d'ici la date butoir de la semaine prochaine. Avec qui?

« Il y a soit des équipes qui jouent les premières places et qui ont envie de se renforcer, mais il va falloir faire un petit peu de place dans leur masse salariale. C'est ça qui s'annonce un peu plus compliqué, parce qu'il faut savoir que Dragic a un contrat de 19 millions. Mais sinon, il pourrait servir de monnaie d'échange dans un transfert qui engloberait des plus gros joueurs.  »

— Une citation de  Mickael Laviolle, journaliste sportif pour L'Express

Selon lui, Goran Dragic pourrait intéresser, par exemple, les Lakers de Los Angeles, qui connaissent actuellement des difficultés, ou les Mavericks de Dallas, qui comptent dans leur rang un ami et compatriote de Dragic, Luka Doncic.

M. Laviolle pense que les Raptors peuvent toujours se tailler une place en séries éliminatoires cette année et pourraient profiter d'un échange pour bonifier leur deuxième ligne.

Ils se sont vraiment relancés ces derniers temps et ils sont huitièmes, pas très loin de la septième place qui est occupée par les Hornets, souligne-t-il.

Malgré leur conquête du championnat de la NBA en 2019, les Raptors peuvent encore être la victime de préjugés quand vient le temps de recruter des joueurs américains, selon plusieurs analystes.

Ces histoires de météo, c'est complètement ridicule, parce que je pense que vous le savez comme moi, il fait plus froid à Milwaukee, par exemple, et dans le Minnesota qu'à Toronto, lance M. Laviolle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !