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Une mairesse à l’écoute de la communauté aux Bergeronnes

Nathalie Ross signe un document à son bureau.

Les Bergeronnes a pour la première fois une mairesse innue, Nathalie Ross, originaire de la communauté voisine d’Essipit.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Radio-Canada

Les citoyens des Bergeronnes ont élu pour la première fois, en novembre, une mairesse innue. Nathalie Rosse est originaire de la communauté voisine, Essipit. Plus de deux mois après son élection, elle se confie sur les projets et les défis à venir.

Enracinée ici

La mairesse de la municipalité de la Haute-Côte-Nord, qui compte 651 résidents, mise sur l’implication communautaire pour rallier les citoyens des Bergeronnes, sans se départir de ses origines autochtones.

J’ai vécu ici, j’ai toujours été impliquée ici, rappelle Nathalie Ross. Je ne me suis pas impliquée à Essipit, même si je me sens attachée à la réserve d’Essipit, raconte la mairesse.

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En devenant une des rares autochtones à la tête d’une municipalité, elle inspire d'autres aspirantes leaders à prendre leur place.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

En novembre dernier, Nathalie Ross a fracassé un plafond de verre en devenant la première mairesse innue des Bergeronnes. Bien des années avant son élection à ce poste, elle a été enseignante à l'école primaire des Bergeronnes. À la suite d'études en droit à l'Université Laval, elle travaille dorénavant comme notaire au village.

Nathalie Ross ressent un inéluctable sentiment d'appartenance envers son village, mais reste aussi fière de ses origines de la communauté voisine d'Essipit.

« Je suis d'abord une humaine, attachée aux Bergeronnes, attachée à Essipit, attachée au Québec. »

— Une citation de  Nathalie Ross, mairesse des Bergeronnes

Pendant la campagne électorale, elle a misé sur son engagement communautaire, ce qui lui a permis de remporter les deux tiers des voix et ainsi déloger le maire qui était en place depuis 2003.

C’est l’intérêt pour ma communauté plus que l’intérêt pour la politique comme telle qui m’a interpellé , insiste la mairesse.

La table est mise pour la suite

La mairesse des Bergeronnes doit tout de même faire face à de grands défis avec une toute nouvelle équipe.

Cinq conseillers sur sept sont nouvellement élus et le siège du directeur général a été pourvu le 26 janvier dernier.

« De très, très, très gros problèmes au niveau de l’habitation persistent. »

— Une citation de  Nathalie Ross

Ça fait plusieurs années qu’on vit ce problème-là. Moi, j’attends la direction générale et ça va être un de ses premiers mandats , prévient-elle. Il n’y a plus rien à louer, il n’y a plus rien à acheter, les maisons se vendent avant qu’elles soient mises en vente.

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Cinq conseillers sur sept au conseil municipal des Bergeronnes sont nouvellement élus et le siège du directeur général a été pourvu le 26 janvier dernier.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Outre les besoins en habitation et en travaux publics notamment, un budget participatif a été adopté afin de réaliser un projet qui sera choisi et porté par les citoyens.

On a eu des suggestions, on a eu des idées. On va tout mettre ensemble. On a des projets et on manque de monde, ça, c’est sûr!

En devenant l'une des rares autochtones à la tête d’une municipalité, elle en inspire plus qu’un à prendre sa place.

Traditionnellement, les Innus n’allaient pas voter, mais de plus en plus ils sont sensibles et ils sont sensibilisés, espère-t-elle. Prenons notre place, ouvrons la porte aux gens et n’ayons pas peur de lever la main.

D'après le reportage de Camille Lacroix

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