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La Commission de la construction du Québec se défend de discriminer les femmes

Cinq travailleurs avec du matériel de construction.

La Commission des droits de la personne a déposé une requête la semaine dernière dans laquelle elle reproche à la Commission de la construction de contribuer à la discrimination systémique des femmes dans l'industrie.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

La Commission de la construction du Québec (CCQ) se défend de contribuer à la « discrimination systémique » des femmes dans l'industrie. L'organisation répond à une requête de la Commission des droits de la personne déposée la semaine dernière et qui allègue que le système d'embauche dans l'industrie de la construction a des effets discriminatoires à l'égard des femmes.

Dans sa requête, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse reproche à la CCQ de contribuer à la situation de discrimination systémique à l'égard des femmes par divers manquements et omissions.

La CCQ est chargée d'administrer le service de référence de main-d'œuvre dans l'industrie. Lorsqu'un employeur cherche un travailleur, il fait une demande à la CCQ, qui lui transmet alors une liste de candidats qui répondent à ses critères.

La cause n'a pas encore été entendue par le Tribunal des droits de la personne, mais les parties intéressées ont déposé leur mémoire au dossier.

Dans son mémoire, la CCQ fait valoir qu'elle n'a aucun lien d'emploi avec les salariés de l'industrie et que ce sont les employeurs qui embauchent les travailleurs, et non elle.

Lorsque la CCQ réfère de la main-d'œuvre à des employeurs, elle priorise systématiquement toutes les femmes correspondant aux critères de l'employeur, se défend-elle.

« Il est ici important de préciser que l'employeur n'a aucune obligation d'embaucher les candidats référés et la CCQ ne dispose d'aucun pouvoir lui permettant de « forcer » l'embauche des candidats référés. »

— Une citation de  extrait du mémoire de la CCQ

Au contraire de ce qui lui est reproché, la CCQ argue avoir beaucoup fait pour l'embauche et le maintien en emploi des femmes dans la construction.

La CCQ dit avoir œuvré depuis des décennies à accroître le nombre et la proportion de femmes dans l'industrie et que ses actions à ce chapitre sont nombreuses : études, bilans et adoption de Programmes d'accès à l'égalité des femmes, entre autres.

Elle relève d'ailleurs que, depuis la mise en œuvre de son Programme d'accès à l'égalité, la proportion de la main-d'œuvre active composée de femmes dans l'industrie a grimpé d'année en année, passant de 1,49 % en 2015 (2289 femmes) à 2,73 % (4849 femmes) en 2020.

La CCQ conclut que les difficultés rencontrées par les victimes pour trouver un emploi dans l'industrie de la construction ne sont pas attribuables à un quelconque défaut de sa part. Elle demande donc au tribunal de rejeter la requête.

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