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Le massothérapeute rimouskois Patrick Chénard est reconnu coupable

Un homme entre dans une voiture.

Patrick Chénard sera de retour en cour le 20 mai 2022 pour connaître sa peine.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le massothérapeute et kinésiologue rimouskois Patrick Chénard a été reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement 10 femmes, lundi matin au palais de justice de Mont-Joli.

Il faisait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et à un chef d'accusation d’exploitation sexuelle pour des faits qui se sont produits dans l’exercice de ses fonctions en novembre 2015 à Trois-Rivières, et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

Il a été acquitté d’un autre chef d'accusation d’agression sexuelle pour lequel aucune preuve n’avait été présentée.

Son procès s’était amorcé en janvier 2020, 11 plaignantes avaient alors témoigné. Deux d’entre elles étaient mineures au moment des événements.

Les plaignantes ont notamment rapporté que l’homme de 29 ans a touché leurs parties génitales et pour certaines, leur poitrine, lors de massages.

L’accusé a contacté plusieurs de ces plaignantes en affirmant faire des tests sur l’effet de la musique pendant un massage de détente.

Durant l’entièreté du procès, M. Chénard a nié tous les gestes qui lui sont reprochés en les qualifiant, entre autres, d’impossibles et d’invraisemblables.

Le juge Berthelot n’a pas mâché ses mots

Dans un long jugement rendu lundi matin au palais de justice de Mont-Joli, le tribunal a dit croire à la sincérité, la crédibilité et la fiabilité des plaignantes. Il se fonde notamment sur la similitude frappante des gestes rapportés par celles-ci.

En reprenant les mots de l’accusé, le juge Jules Berthelot a qualifié d’impossibles et invraisemblables plusieurs éléments de la défense de Patrick Chénard.

En commentant ces éléments, le juge a employé les expressions farfelu et choquant pour l’esprit.

Ce ne sont pas des actes accidentels, a dit le juge Berthelot. L’accusé sait ce qu’il faisait. Il possède toutes les techniques nécessaires pour ne pas toucher les parties génitales de ses clientes grâce à sa longue expérience de travail, a-t-il conclu.

À de nombreuses reprises pendant la lecture du jugement, l’accusé Patrick Chénard a réagi aux paroles du juge en faisant non de la tête.

Un homme de dos marche à l'extérieur dans la neige.

Patrick Chénard à la sortie du palais de justice de Mont-Joli le 31 janvier 2022

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

De retour en cour le 20 mai

Les recommandations sur la peine auront lieu le 20 mai prochain. Certaines victimes pourraient prendre la parole si elles le désirent.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Normand Morneau-Deschênes, se dit satisfait du verdict, surtout pour les victimes, car elles ont toutes eu à rendre un témoignage relativement à des événements qui ont été éprouvants pour elles. C’est la démonstration que le système de justice fonctionne, ajoute-t-il.

Selon le procureur, les peines sont généralement sévères dans des dossiers de cette nature. D’ailleurs, la peine minimale pour des accusations d’exploitation sexuelle est l’emprisonnement pour au moins un an.

L’avocate de la défense, Caroline Bérubé, mentionne que son client compte prendre le temps d’analyser la décision rendue ce matin. La défense n’a pas encore déterminé si elle portera le jugement en appel.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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