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Le SFPQ pourrait déclencher une grève en mars

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Pour illustrer que « la balle est dans le camp » de la partie patronale, les syndiqués du SFPQ ont disputé une partie de hockey-balle contre des représentants fictifs du gouvernement Legault, lundi, devant les bureaux du Conseil du Trésor situés sur la Grande Allée, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Eric Careau

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Les 27 000 employés de l’État représentés par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) pourraient déclencher une grève de 10 jours à compter de la mi-mars si les négociations visant à renouveler leur convention collective continuaient à faire du surplace.

Le plus important syndicat de fonctionnaires au Québec a donné le coup d’envoi lundi à sa tournée provinciale d’assemblées générales. Il sollicite auprès de ses membres un mandat lui permettant d’intensifier ses moyens de pression.

[C’est ] pour aller chercher un mandat de moyens de pression lourds pouvant aller jusqu'à la grève. Donc [il est question d’un] mandat de 10 jours de grève possible, explique en entrevue à Radio-Canada le président général du SFPQ, Christian Daigle.

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Selon Christian Daigle, l’écart observé entre la rémunération des fonctionnaires et celle des employés des autres secteurs publics menace la qualité des services offerts à la population.

Photo : Radio-Canada

Les assemblées vont se tenir jusqu’à la première semaine du mois de mars. En cas de vote positif, les moyens de pression plus costauds pourraient être déclenchés au cours des jours suivants.

« On a déjà entamé des moyens de pression plus légers depuis le début des négociations. Maintenant, on passe à une autre étape. »

— Une citation de  Christian Daigle, président général du SFPQ

Rattrapage salarial

Sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020, les fonctionnaires membres du SFPQ demandent un rattrapage salarial par rapport aux employés des autres secteurs publics.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, la rémunération globale des salariés de l’administration québécoise affiche un retard de 27,5 % par rapport à celle des employés des autres secteurs publics (sociétés d’État, universités, municipalités, administration fédérale au Québec).

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Les 27 000 fonctionnaires membres du SFPQ sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Eric Careau

Si cet écart de rémunération n’est pas comblé, la pénurie de main-d'œuvre au sein des ministères et organismes relevant de l’État va continuer de s’aggraver, prévient Christian Daigle, et ce, au détriment de la qualité des services offerts à la population.

Ce qu'on veut, c’est de trouver des solutions pour regarnir les rangs de la fonction publique [et faire en sorte] que les gens veuillent rester, parce que ce n'est pas ce qui se passe présentement. Les gens viennent, prennent de l'expérience et vont chercher plus de salaire, plus d'avantages ailleurs par la suite, déplore-t-il.

Le SFPQ affirme que les négociations avec le gouvernement piétinent depuis le mois de juillet, d’où sa volonté d’intensifier ses moyens de pression.

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