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Un service téléphonique voué à la détresse psychologique à Saskatoon

Une femme agenouillée, en détresse, consulte son téléphone intelligent. 

Photo prise  à Montréal, Québec.

Sur la photo: (Gauche à droite) violence conjugale. Géolocalisation, téléphone cellulaire, intimidation, agression, texting, sexting, texto, féminicide, 

Le 04 Mai, 2021 2021/05/04

Le Service de police de Saskatoon a répondu à plus de 1500 appels de détresse en 2020, comparé aux 949 appels du genre reçus en 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Afin de répondre aux besoins de la population en matière de santé mentale, le Service de police de Saskatoon a ajouté un poste téléphonique permanent menant les appels non urgents vers le Service d’intervention de crise de Saskatoon, disponible en tout temps.

Un agent de police et un professionnel de la santé mentale seront jumelés lors de certains appels effectués au 911 qui sont liés à des problèmes de santé mentale ou de dépendance.

Alors que les policiers se concentrent sur des actes criminels, nous prenons la relève pour les appels ne représentant pas de menace immédiate, explique la directrice générale du Service d’intervention de crise de Saskatoon, Rita Field.

Les gens appellent souvent le 911 mais nous sommes mieux outillés pour les aider.

Les appelants seront redirigés vers le poste téléphonique spécialisé s'ils ne représentent pas de danger immédiat pour leur sécurité ou celle des autres.

S'ils consentent, les appelants seront redirigés vers l’unité mobile du centre de crise. Les travailleurs spécialisés en interventions d'urgence pourront déterminer si la situation requiert une rencontre en personne ou si la crise peut être gérée au téléphone.

La présence d’un agent chez une personne en détresse peut élever la tension, selon Rita Field.

Il est donc mieux de rediriger les appels vers des professionnels mieux formés pour affronter une crise d’angoisse ou un puissant sentiment de solitude ou de peur, explique-t-elle.

Selon les données disponibles, le pourcentage d’appels au 911 concernant des enjeux de santé mentale est considérablement sous-estimé, avance le chef adjoint du Service de police de Saskatoon, Mitch Yuzdepski, par voie de communiqué. 

La pandémie a exacerbé ce phénomène. Le Service de police de Saskatoon a répondu à plus de 1500 appels de détresse en 2020, comparativement à 949 appels du genre en 2019.

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