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Une femme enlevée à Wasaga Beach aurait été agressée auparavant, selon sa cousine

Portrait d'une femme.

Elnaz Hajtamiri, 37 ans, a été enlevée le 12 janvier dans une résidence de Wasaga Beach, en Ontario, par trois hommes qui se sont fait passer pour des agents de police, selon les forces de l'ordre.

Photo : Avec la permission de la famille Hajtamiri

Radio-Canada

Une femme recherchée à la suite de son enlèvement par trois hommes à Wasaga Beach, en Ontario, plus tôt ce mois-ci, s'est aussi fait attaquer lors d'un autre incident quelques semaines auparavant, dit sa cousine.

Elnaz Hajtamiri, 37 ans, avait en outre des raisons de croire qu'elle était surveillée après la découverte de dispositifs de localisation sur une voiture qu'elle louait, selon sa cousine.

Ce ne sont là que quelques-uns des nouveaux détails que la famille de la victime fait connaître sur la vie de celle-ci avant sa disparition. La famille travaille avec les enquêteurs et demande l'aide du public alors que la police continue de la rechercher, 17 jours après son enlèvement.

Ça a été dévastateur […]. La famille a été en quelque sorte écrasée par cela, explique la cousine. C'est comme si [nos] vies s'étaient arrêtées en ce moment.

Par souci pour sa sécurité, Radio-Canada et CBC News n'indiquent pas le nom de cette cousine, qui vit aux États-Unis.

Deux violentes attaques

Selon cette cousine, la première attaque s'est produite le soir du 21 décembre, lorsque deux hommes masqués se sont rués sur Mme Hajtamiri dans le stationnement de son immeuble en copropriété de Richmond Hill, dans le nord de Toronto, et l'ont violemment frappée avec une poêle. La police régionale de York a confirmé à CBC avoir enquêté activement sur cette agression.

Cette [attaque] lui a causé une entaille énorme à la tête. Elle avait de 35 à 40 points de suture. C'était horrible, se souvient-elle.

Cette parente affirme qu'au cours de son enquête, la police a trouvé un dispositif de géolocalisation attaché à la voiture d’Elnaz Hajtamiri. Ce n’est pas la première fois qu’un tel objet a été utilisé contre la victime, selon elle.

La victime était suivie, selon la cousine

Deux autres dispositifs avaient déjà été découverts sous sa Lexus par des employés d'un concessionnaire lorsqu'elle l'avait apportée à des fins de réparation, soutient-elle.

Ç'a évidemment été tout un choc pour elle. Elle était terrifiée pour sa vie, dit-elle.

CBC n'a pas été en mesure de confirmer les affirmations sur les appareils de géolocalisation mais a confirmé de manière indépendante que la voiture avait été réparée au moment de l'attaque.

Selon la cousine, la première attaque a à ce point ébranlé Mme Hajtamiri qu'elle est allée vivre chez des membres de sa famille dans une maison à Wasaga Beach, une petite ville sur la rive sud de la baie Georgienne, à environ 150 km au nord de Toronto.

Trois hommes ont enlevé Elnaz Hajtamiri

C'est là qu'elle a été enlevée le 12 janvier vers 20 h 30 par trois hommes vêtus de tenues d'agents de police qui prétendaient avoir un mandat pour l'arrêter, ont indiqué les enquêteurs de la Police provinciale de l'Ontario (PPO) la semaine dernière.

Le détective Matt Watson a déclaré que les suspects ont maîtrisé le propriétaire et enlevé Mme Hajtamiri, puis qu'ils ont pris la fuite dans un VUS Lexus RX blanc.

Ils sont entrés de force dans la maison, ont submergé la famille et ont traîné Elnaz pieds nus dans la neige glaciale, raconte sa cousine. [Les hommes] ont pris sa montre et son téléphone portable et les ont jetés dans la neige. Elle criait à ce moment-là, puis il y a eu une période de silence.

La cousine demande aux résidents équipés de caméras de sécurité dans le quartier où la victime a été enlevée de vérifier leurs images pour y relever toute trace éventuelle du VUS blanc.

La famille pense qu'elle est toujours en vie

La cousine n'a pas dit si la famille a des indications sur la raison pour laquelle Elnaz Hajtamiri aurait pu être ciblée ou si elle avait une idée à propos de l'identité de ses agresseurs.

Elnaz était une personne merveilleuse, avec une intégrité et des normes morales élevées, et nous n'avons aucune raison de croire qu'elle était impliquée ou en contact avec quelqu'un qui avait des activités criminelles, continue-t-elle. Nous pensons qu'elle est toujours en vie parce que nous n'avons aucune raison de croire le contraire.

Les responsables de la PPO ont déclaré à CBC qu'ils n'avaient aucune autre mise à jour sur l'état de l'enquête.

Mme Hajtamiri, qui porte également le nom de famille Tamiri, est décrite comme mesurant 160 cm, avec une carrure mince et des cheveux noirs mi-longs.

Les enquêteurs de la Police provinciale de l'Ontario ont consacré une ligne téléphonique réservée à cette affaire au 1-833-728-3415. Ils demandent au public de leur transmettre toute information qui pourrait aider à localiser Elnaz Hajtamiri.

Avec les informations de Ryan Patrick Jones, CBC News

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