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Les musulmans du Manitoba sont préoccupés par l’islamophobie

Des personnes religieuses sont agenouillées sur leur tapis de prière dans un sanctuaire en gardant de l'espace entre eux.

Des membres de la communauté musulmane de Winnipeg lors d'une séance de prière à la grande mosquée de la capitale manitobaine, pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Plusieurs membres de la communauté musulmane du Manitoba sont encore victimes d’islamophobie et des actions sont nécessaires pour inverser la tendance, croit l’Association islamique du Manitoba.

À l'occasion de la Journée nationale d’action contre l'islamophobie, le porte-parole francophone de l’Association, Cheikh Ould Moulaye attire l’attention sur l’urgence à mettre en place des mesures.

L'islamophobe existe, l’islamophobie existe au Manitoba, à Winnipeg, martèle-t-il avant de saluer l’idée d’une journée pour sensibiliser sur le fléau.

Je pense que le premier pas dans la bonne direction c’était de reconnaître que ça [l'islamophobie] existe et qu’à tous les niveaux de gouvernement, il y ait cette sensibilisation et cette volonté de faire quelque chose contre ça.

On est juste au début des actions, on n'en a pas vu beaucoup, regrette-t-il cependant.

Mais je pense que nous devons maintenant réfléchir aux moyens d'aider les personnes qui sont confrontées à ce genre de situations, indique M. Moulaye.

Je demande au gouvernement, à la Ville de Winnipeg, de trouver des moyens d'aider les personnes qui sont victimes d'islamophobie.

Un homme mulsuman assis dans un studio de radio.

Cheikh Ould Moulaye, porte-parole de l'Association islamique du Manitoba.

Photo : Radio-Canada

Selon M. Moulaye, une enquête réalisée au mois de juillet 2021 dont les résultats ne sont pas définitifs montre que 70 % des répondants ont été victimes d’une forme d'islamophobie.

L’enquête vise à comprendre les définitions de l'islamophobie et à recueillir les expériences vécues par les personnes.

Le phénomène touche notamment les jeunes filles et les femmes. Ce qui est plus frappant, le fléau se produit surtout dans les écoles et les universités, explique-t-il.

Il cite l’exemple d’une adolescente de Winnipeg portant un hijab et qui a été victime d'une attaque verbale au bord de la rue en janvier 2021.

Il faut qu’il y ait une législation qui interdise par exemple la haine sur les médias sociaux et que s'attaquer à des musulmans soit identique à s'attaquer à n’importe quels autres Canadiens.

Cheikh Ould Moulaye en appelle également au dialogue entre voisins pour vaincre les clichés et les préjugés sur l’islam.

Commençons ce dialogue et vous savez, nous verrons que nous ne sommes pas si différents. Nous avons beaucoup plus de points communs que de différences.

Il demande également aux non-musulmans de dénoncer le fléau pour donner de bons signaux.

Ne pas oublier les événements de Québec

Le 29 janvier 2017 vers 20 h, un tireur a ouvert le feu sur des personnes qui pratiquaient la prière du soir au Centre culturel islamique de Québec tuant 6 personnes et en blessant grièvement 5 autres.

Les musulmans du Manitoba se sont rassemblés vendredi à la mémoire des victimes.

Ça a été un choc pour toute la communauté, réagit M. Moulaye.

Nous voulions aider notre communauté à ne jamais oublier ce qui s'est passé il y a cinq ans, le 29 janvier, explique le porte-parole de l'Association islamique du Manitoba.

Plusieurs personnes n’ont pu participer en personne au rassemblement en raison des restrictions sanitaires, mais la cérémonie a été diffusée sur les médias sociaux.  

Avec les informations de Laïssa Pamou

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