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Une clinique de psychothérapie à l’aide de kétamine ouvre ses portes à Vancouver

Monica Mina debout dans une salle.

Les personnes qui suivront la thérapie seront supervisées tout au long du processus.

Photo : Radio-Canada / Simon Gohier

L’utilisation de substances psychédéliques lors de thérapies continue de faire son chemin en Colombie-Britannique. Un nouveau centre de traitement en psychothérapie, qui ouvre ses portes à Vancouver, utilisera la kétamine pour soigner ses clients.

Les cliniques Field Trip Health, déjà bien implantées à Toronto et à Fredericton en plus de plusieurs villes américaines et Amsterdam, se spécialisent dans l’utilisation de la kétamine pour traiter notamment la dépression sévère, l’anxiété et le syndrome de stress post-traumatique.

Utiliser de la kétamine perturbe certains de nos schémas de pensée qui nous viennent naturellement et nous permet d’être un peu plus dans l’introspection et d’aller un peu plus loin dans nos pensées, explique l’infirmière et gérante de la nouvelle clinique, Monica Mina.

Pour le moment, ajoute-t-elle, la kétamine est le seul psychédélique permis en thérapie par le gouvernement fédéral qui ne nécessite pas une dérogation spéciale. Ottawa possède toutefois un programme spécial où il est possible de faire une demande pour avoir droit à une thérapie utilisant la psilocybine ou la MDMA.

Ce ne sont pas tous les clients qui pourront cependant bénéficier de cette thérapie assistée avec le psychédélique. Une personne doit d’abord être recommandée par son médecin ou son psychologue, puis rencontrer le médecin de la clinique spécialisé en santé mentale pour déterminer si le traitement est indiqué.

Si tel est le cas, un traitement complet peut prendre en moyenne de 3 à 5 semaines et peut coûter jusqu’à 5000 dollars.

Nous administrons le médicament, puis le client part dans ce qu’on appelle un voyage où il observe à l’intérieur de lui-même ce qui se passe dans sa vie, illustre Monica Mina en spécifiant que la kétamine a un effet antidépresseur.

Une telle thérapie n’est pas sans risque puisque la kétamine peut avoir un effet sur la pression artérielle et la fréquence cardiaque, c’est pourquoi il est important que ce soit bien encadré, prévient-elle. Elle ajoute qu'utilisée dans un cadre non supervisé, sa consommation peut devenir une dépendance.

Nous nous assurons que la kétamine est donnée à des individus qui peuvent recevoir ce médicament en toute sécurité.

Pas une solution éclair, dit une thérapeute

L’hypnothérapeute et musicothérapeute Joney Poon est venue visiter la clinique lors des portes ouvertes pour voir si certains de ses clients pourraient être intéressés par cette thérapie. Selon elle, même si le traitement dure en moyenne cinq semaines, il ne faut pas se méprendre et considérer qu’il s’agit d’une solution éclair.

Cela peut sembler être un raccourci [...] mais ce n’en est pas un. C’est un travail difficile et je n’essaye pas d'effrayer les gens, mais ce n’est pas une solution rapide, soutient-elle.

Elle se dit tout de même très heureuse de voir une telle clinique ouvrir ses portes à Vancouver et de sentir une plus grande acceptabilité de la thérapie à l’aide de psychédéliques dans la province.

Je pense qu’on est à un moment très excitant où les gens sont plus ouverts, où il y a d’excitantes recherches qui sont faites et où plein de personnes merveilleuses se mettent ensemble pour former ceci dans un environnement sécuritaire, dit-elle.

Avec les informations de Wildinette Paul et de Simon Gohier

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