•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La fin de Fight Club modifiée pour la Chine est plus proche du roman, selon l’auteur

Un homme, devant une affiche où sont inscrits des mots, tourne la tête vers la droite.

Edward Norton dans une scène de « Fight Club »

Photo : 20th Century Fox

Agence France-Presse

La fin du film Fight Club telle qu'elle a été modifiée récemment en vue de sa diffusion en Chine est en réalité plus proche du roman original, a affirmé l'auteur du roman culte, Chuck Palahniuk.

Le régime communiste n'autorise la diffusion en Chine que de quelques films étrangers chaque année, et les censeurs n'hésitent pas à supprimer les scènes considérées comme dérangeantes.

Pour Fight Club, plus de deux décennies après la sortie du film de David Fincher, en 1999, les cinéphiles ont remarqué que la version diffusée par la plateforme Tencent Video ne portait plus le message anarchiste et anticapitaliste de l'œuvre.

Dans la version originale, le narrateur, joué par Edward Norton, tue son alter ego imaginaire interprété par Brad Pitt, puis assiste à une explosion d'immeubles symbolisant la destruction du monde moderne rêvée par le héros.

La version diffusée en Chine se termine quant à elle sur une sorte de dénouement heureux. Les images de fin du monde sont remplacées par un écran noir et un texte disant : La police a déjoué le projet et arrêté tous les criminels, empêchant l'explosion des bombes.

Une situation ironique, selon l’auteur

Un homme portant des lunettes et une tuque rouge fixe l'objectif de l'appareil photo.

Chuck Palahniuk

Photo : Getty Images / Neilson Barnard

Cette fin tronquée a scandalisé une partie des fans du film, mais Chuck Palahniuk, dont le roman paru en 1996 a inspiré le film, ne s'en est pas ému plus que ça.

C'est ironique, mais de la façon dont elle a été modifiée en Chine, la fin est presque exactement la même que celle du livre, a déclaré l'auteur à TMZ, site spécialisé dans le divertissement et les célébrités.

La fin choisie par David Fincher était bien plus spectaculaire visuellement [...], donc, d'une certaine manière, la version chinoise a un peu rapproché le film du livre, dit-il.

L'écrivain souligne que son œuvre a fréquemment été altérée dans ses différentes éditions en langues étrangères pour suivre de plus près l'intrigue du film culte.

Beaucoup de maisons d'édition qui l'on publié à l'international ont changé le roman de manière à ce qu'il se termine comme le film, dit-il.

Donc, ça fait à peu près 25 ans que je fais face à ce genre de révisions, conclut l'écrivain.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !