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La Nouvelle-Écosse interdit le blocage de sa frontière avec le Nouveau-Brunswick

Le bureau de gestion des urgences cite spécifiquement le convoi de camionneurs contre la vaccination obligatoire.

Les messages « Coulez tous les mandats » et « Dites non à Castreau » sur un camion circulant sur l'autoroute.

Les messages « Coulez tous les mandats » et « Dites non à Castreau » apparaissent sur un camion circulant sur l'autoroute 416 en Ontario, le 28 janvier 2022.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a émis vendredi une directive annonçant l’interdiction de bloquer la circulation sur la Transcanadienne à la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

En vertu de la loi sur la gestion des urgences, il est interdit aux manifestants de bloquer l’autoroute 104 près de la limite entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, fait savoir dans un communiqué le bureau de la gestion des urgences de la province.

La province fait précisément mention des controversés rassemblements de camionneurs en route vers Ottawa, et d’un événement invitant à bloquer la frontière entre les deux provinces maritimes à 13 h, samedi.

La directive, écrit-on, s’applique aux gens qui s’arrêtent ou se rassemblent le long de l’autoroute 104 près de la frontière du Nouveau-Brunswick ou encore au poste de péage Cobequid, pour appuyer le Convoi de la liberté 2022 — le nom choisi par les organisateurs du rassemblement de camionneurs — la manifestation Atlantic Hold the Line ou toute autre manifestation destinée à nuire à la circulation.

Des amendes

Le gouvernement néo-écossais prévient que des amendes de 3000 $ à 10 000 $ pour les individus et de 20 000 $ à 100 000 $ pour les sociétés pourraient être imposées.

Les individus ou les autres entités qui financent, organisent, aident ou encouragent les barricades sur l’autoroute pourraient aussi se voir imposer des amendes, précise-t-on.

Depuis sa mise en branle ces derniers jours, la caravane de camionneurs, composée de plusieurs autres véhicules comme des camionnettes, fait l’objet d’un examen d’organismes de vigilance faces aux mouvances d’extrême droite, qui ont relevé des liens entre ces mouvements et des individus qui organisent le Convoi pour la liberté et une campagne de financement pour le soutenir.

Des gens rassemblés dehors pendant la nuit. Ils agitent des drapeaux du Canada et un drapeau de l'Acadie et brandissent des pancartes en appui aux camionneurs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des gens rassemblés pour voir passer des camions en route vers Ottawa, le 27 janvier 2022 à Enfield, en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Robert Short

Un groupe de camionneurs est parti d’Enfield, en Nouvelle-Écosse, jeudi, pour se rendre à Ottawa. Ils planifiaient de rejoindre d’autres manifestants qui convergent vers Ottawa pour exprimer leur désaccord avec l’obligation d’être vaccinés contre la COVID-19, qui a fait près de 33 000 morts en moins de deux ans au Canada.

L’Alliance canadienne du camionnage, un regroupement d’associations régionales de transport par camion, s’est dissociée de cet événement, disant qu’elle n’appuie pas et désapprouve fortement toutes les manifestations sur les routes, les autoroutes et les ponts.

De 85 % à 90 % des quelque 120 000 camionneurs canadiens qui traversent régulièrement la frontière avec les États-Unis sont pleinement vaccinés contre la COVID, d’après l’Alliance.

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