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Hausse des normes du nickel : la Ville de Québec prépare le comité plénier

Bruno Marchand, le maire de la Ville de Québec.

Bruno Marchand, le maire de la Ville de Québec (Archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

À quelques jours du comité plénier sur la hausse des normes du nickel, le maire de Québec refuse de se prononcer sur la position que pourrait adopter la Ville. Bruno Marchand pense toujours que l’exercice sera bénéfique aux élus pour qu'ils se forgent une opinion éclairée.

Lundi, 11 entités se succéderont devant les membres du conseil municipal pour présenter leur position. Ces intervenants incluent le ministère de l’Environnement, la professeure et experte en santé publique Michèle Bouchard, ainsi que la société minière Glencore.

Cette journée d'audience sera suivie de discussions avec les partis d’opposition. La Ville espère en arriver à une position claire d’ici la séance du conseil municipal du 7 février. Elle aura par la suite jusqu’au 20 février pour déposer un mémoire auprès du gouvernement du Québec.

Le Port de Québec, où du nickel est transbordé, ne fera pas partie des intervenants du comité plénier, puisqu’il a refusé l’invitation.

L’Administration portuaire de Québec n’est pas un opérateur de terminaux portuaires. Le Port ne manipule pas de nickel. Notre expertise se situe au niveau de la gestion des activités portuaires. Ainsi, nous ne disposons pas d’expert sur les questions scientifiques relatives au sujet traité lors du comité plénier, indique dans un courriel Frédéric Lagacé, porte-parole du Port de Québec.

Il salue toutefois l’exercice du comité plénier qui permettra de renseigner les élus sur la dimension scientifique du projet de modification réglementaire de la norme sur le nickel mis de l’avant par le gouvernement du Québec.

En décembre dernier, le gouvernement provincial a adopté un règlement visant à augmenter de cinq fois la limite quotidienne d'émissions de particules de nickel dans l'air, une décision qui a été dénoncée par plusieurs citoyens et élus de la Ville de Québec.

Une femme sur une petite scène, micro à la main, s'adresse à un petit groupe de personnes à l'extérieur, l'hiver.

Une centaine de citoyens opposés à la hausse des normes du nickel ont manifesté dans Limoilou en décembre dernier.

Photo : Radio-Canada

Toutes les options explorées

Bruno Marchand affirme que rien ne laisse présager pour l’instant que la Ville se penchera d’un côté ou de l’autre. Ce n'est pas factice ça, là, ce n'est pas quelque chose qui est comme un show de boucane. Si c’est ça, on perd notre temps, a-t-il affirmé en conférence de presse. Il assure que l’opinion de la plupart des membres du conseil municipal n’est pas encore arrêtée.

Le maire espère toutefois en arriver à une position unanime, ou du moins à un consensus, au sein du conseil, même s’il estime que cela risque d’être difficile à atteindre.

Advenant une prise de position opposée à la hausse, le maire Marchand n’écarte pas l'idée de demander à ce que le territoire de la ville de Québec en soit exempté, comme l’est présentement Montréal. Dépendamment des positions qu'on va prendre, s'il y a des choses qui sont accordées à Montréal, pourquoi ne pas les accorder à Québec?, interroge-t-il.

La meilleure approche…

Le maire a réitéré sa confiance dans le processus du comité plénier. Selon lui, il s’agit toujours de la meilleure approche pour assurer une prise de position démocratique et réfléchie. On souhaitait faire l’état des lieux sur : où en est la science par rapport à ça, où en sont les positions citoyennes, où en sont les positions d’organisations qui vont venir ajouter de l’eau pertinente au moulin, indique le maire.

Deux remorqueurs procèdent à l'accostage d'un navire au port de Québec en hiver.

Du nickel est transbordé, entre autres au port de Québec.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Mais l’opposition persiste et signe. Selon elle, le maire de Québec fait perdre le temps des élus et de la population avec son exercice.

Pour nous, notre position est quand même déjà arrêtée. Finalement, on comprend que c'est beaucoup les élus de Québec forte et fière qui ont encore besoin de se faire une tête là-dessus, soutient le chef de l’opposition officielle, Claude Villeneuve.

Je le répète, le temps presse, il ne reste que quelques jours avant la fin de la consultation sur la hausse de la norme sur le nickel, on se dirige tout droit vers une participation bâclée de la Ville de Québec, a martelé de son côté la cheffe de Transition Québec, Jackie Smith.

La séance du comité plénier sera diffusée en direct à compter de 8 h 30 et en différé sur le site Internet de la Ville de Québec (Nouvelle fenêtre).

Liste des intervenants au comité plénier :

  • Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques;
  • Ville de Québec (experts de la division de prévention de qualité du milieu et du service du développement économique);
  • Michèle Bouchard, professeure titulaire, École de santé publique, Département de santé environnementale et santé au travail;
  • Conseil régional de l'environnement de la région de la Capitale-Nationale;
  • Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale;
  • Ordre des chimistes du Québec;
  • Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec;
  • Conseil de quartier du Vieux-Limoilou;
  • Conseil de quartier de Maizerets;
  • Conseil de quartier de Lairet;
  • Glencore.

Avec la collaboration de Louise Boisvert

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