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Le maire de Tuktoyaktuk voudrait plus de liberté par rapport aux mesures sanitaires

Un portrait d'Erwin Elias.

Erwin Elias, le maire de Tuktoyaktuk, aurait aimé organiser un rassemblement culturel dans sa communauté après la fin d'une éclosion de COVID-19, en décembre.

Photo : Mackenzie Scott / CBC

Radio-Canada

Erwin Elias, le maire de la petite communauté nordique de Tuktoyaktuk, aux Territoires du Nord-Ouest, voudrait avoir plus de marge de manœuvre par rapport aux restrictions sanitaires. Il souhaite notamment organiser des rassemblements culturels.

Le maire Elias explique avoir été frustré que sa communauté se soit vu refuser le droit de se rassembler après la fin d’une éclosion de COVID-19, en décembre.

Le 8 novembre, quatre personnes avaient été déclarés positifs à la maladie. Le pic de l’éclosion a dépassé les 100 cas, mais la communauté s’est débarrassée du virus un peu plus d’un mois plus tard.

Erwin Elias affirme avoir alors demandé une exemption au Bureau de l’administratrice en chef de la santé publique afin de tenir un rassemblement communautaire dans la foulée de la disparition des cas.

Notre espoir était de tenir un événement communautaire après avoir été enfermés et avoir vécu sous ces restrictions pendant deux ans. On nous l’a refusé.

Une carte des Territoires du Nord-Ouest avec des marqueurs pour les villes de Tuktoyaktuk et Yellowknife.

Tuktoyaktuk se trouve dans le nord des Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada

Après cela, les cas ont recommencé à augmenter de nouveau. Mercredi, selon les chiffres du gouvernement, il y avait 15 cas actifs à Tuktoyaktuk.

Si la communauté atteint zéro cas actif, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest devrait lui donner l’opportunité de se rassembler, de manger ensemble, de danser et de pratiquer nos cultures. Je pense que ça devrait se passer comme ça dans le futur.

Selon les restrictions actuelles, les rassemblements intérieurs privés de plus de 10 personnes sont interdits au moins jusqu'au 30 janvier. Les activités à haut risque, notamment la danse, le chant, les jeux traditionnels, la natation et les sports en salle, sont également interdites.

Mercredi, la ministre de la Santé, Julie Green, a fait savoir que l’état d’urgence sanitaire sera levé durant le printemps. Cela ne signifie pas la fin de la gestion des éclosions, a-t-elle clarifié, mais la fin des ordonnances de santé publique et du Secrétariat de coordination pour la COVID-19.

Erwin Elias affirme comprendre l’importance des restrictions de santé publique, mais il pense qu’il est aussi important que les gens soient heureux.

Si vous pouviez nous donner une opportunité de nous rassembler, de faire un repas, des danses, ou quelque chose de ce genre, alors les communautés apprécieraient.

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