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Cinq ans de prison pour un homme coupable de l’homicide involontaire d’un policier

Portrait d'un homme recherché par la police.

Amir Abdulrahman était âgé de 19 ans au moment de l'incident survenu vers 22 h 50 le 31 décembre, et qui a causé la mort du sergent Andrew Harnett.

Photo : Radio-Canada / La Ville de Calgary

Amir Abdulrahman, 20 ans, est condamné à cinq ans de prison pour l’homicide involontaire du sergent Andrew Harnett, le 31 décembre 2020.

Cette soirée-là, le jeune homme était le passager d’un VUS qui a tenté de fuir le contrôle routier du policier. Ce dernier a été traîné sur 400 mètres avant de tomber sur la route. Il a ensuite été percuté par une autre voiture.

Le juge de la Cour du Banc de la Reine Robert Hall, a expliqué, durant le prononcé de la sentence, que le statut de la victime a été une circonstance aggravante dans sa décision. La mort du sergent Andrew Harnett a affligé la famille, ses collègues, mais aussi la ville de Calgary, endeuillé par la perte d’un policier exemplaire, dit le juge.

Des policiers au garde-à-vous sont debout de chaque côté d'une rue où circulent des voitures de police.

Des centaines de Calgariens, dont des policiers et des pompiers, avaient formé une haie d'honneur, pour escorter le corps du sergent Harnett jusqu'à la maison funéraire, le 5 janvier 2021.

Photo :  CBC

Cependant, il a aussi trouvé des circonstances atténuantes. Il voulait donner une peine de six ans, mais l’a réduite d’une année, car Amir Abdulrahman a plaidé coupable à l'accusation d'homicide involontaire.

Ensuite, le juge a dit que la preuve obtenue par la caméra portative montre qu'Amir Abdulrahman a agi avec impulsivité quand il a pris le volant à trois reprises, et que contrairement à ce que la Couronne a affirmé, il n’y avait pas de préméditation dans ses gestes.

Enfin, le juge Robert Hall a considéré les chances de réinsertion sociale du détenu. Ses remords et l’appui de la famille l’ont convaincu que le jeune homme a des chances de réussir sa réintégration dans la société une fois sorti de prison.

D'ailleurs, il a beaucoup de remords, selon son avocat Balfour Der, qui ne compte pas faire appel. Son sentiment est qu’il est coupable et qu’il devrait prendre ses responsabilités, ajoute Me Der.

La sentence déçoit le procureur de la Couronne Mike Ewenson. Nous avons demandé huit à neuf ans, car nous pensons que c’était approprié. Notre demande prenait en compte son âge, l’admission de sa culpabilité, mais aussi le risque que les policiers prennent en faisant leur travail, dit le procureur.

Sans compter les remises de peine, Amir Abdulrahman devrait encore passer trois ans et cinq mois en prison. Le procès du conducteur devrait commencer lundi.

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