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Projet de garderie francophone à Peace River : « on est encore à la ligne de départ »

Des enfants, par terre écoutent une histoire

Un accord conclu entre Ottawa et la province prévoit le financement sur 5 ans de près de 40 000 nouvelles places dans les garderies albertaines.

Photo : iStock

Le Conseil scolaire du Nord-Ouest (CSNO) étudie l’intégration d’une garderie francophone à l’École des Quatre-Vents, à Peace River, mais attend les conclusions d’une étude de faisabilité pour déterminer si le projet est viable.

On est encore à la ligne de départ, nuance d’entrée de jeu la directrice générale du CSNO, Brigitte Kropielnicki.

Elle explique attendre les résultats d’une étude démographique et de faisabilité concernant le secteur de la petite enfance à l'échelle de la province, étude chapeautée par le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA).

C’est certain que le Conseil a reçu des demandes [de parents] dans le passé, mais notre plus gros problème est que nous n’avions pas d’étude démographique pour voir si une garderie peut bien fonctionner dans notre région.

Dominique Grell, une mère de deux jeunes enfants de deux ans, à Peace River, suit les développements de ce projet de très près. Je suis en communication avec Brigitte [Kropielnicki] depuis quelque temps [...] et j’ai hâte de voir les résultats de cette étude.

La mère de famille explique que les choix de garderies francophones sont très minces là où elle habite. Il y a quelques personnes qui gardent et qui sont francophones [...] mais pas de garderie francophone comme telle.

C'est pourquoi elle a pris la décision d’arrêter de travailler pour prendre soin de ses jumeaux. C’est important pour les enfants d’avoir une garderie en français pour garder la culture et la langue.

Un outil pour la communauté franco-albertaine

L’étude menée au nom du groupe de travail en petite enfance de l’Alberta déterminera, entre autres, les endroits où des garderies répondraient au mieux aux besoins des communautés francophones de la province.

On veut juste voir à quel point une garderie pourrait fonctionner. Parce que si on met toute cette énergie pour ouvrir une garderie, il faut qu’elle soit opérable à long terme, insiste Brigitte Kropielnicki.

Le projet d'étude de faisabilité est né de l'initiative entrepreneuriale en petite enfance et découle du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023 du gouvernement fédéral, une enveloppe gérée par le Réseau de développement économique et d’employabilité.

Erratum: Une version précédente du texte mentionnait que le projet est né de l’entente entre l’Alberta et le gouvernement fédéral dans le cadre du Programme national de garderies abordables. Ce n’est pas le cas.

La Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) est une des membres du groupe de travail en petite enfance.

Pour sa directrice générale, Mireille Péloquin, cette étude de faisabilité peut devenir un outil pour la communauté francophone afin d'obtenir du financement auprès du gouvernement provincial.

On s’attend [à ce qu’il] va y avoir des fonds pour créer des espaces en garderies. On veut s’assurer que la communauté francophone est bien équipée pour aller chercher une portion de ces fonds et avoir un impact.

Mireille Péloquin précise aussi que cette initiative permet d’évaluer les lieux propices à l’établissement d’une garderie, même si un endroit n’est pas desservi par une école francophone, car elle va révéler les zones où la demande est accrue.

C’est facile de travailler avec les conseils scolaires et créer des places de garderies à l’intérieur d’une école. Mais la demande est plus grande que ça.

On doit être stratégique [dans nos choix], conclut-elle. 

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