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Sayona développe un pôle de lithium dans le Nord-du-Québec

Affiches sur le lieu du projet minier Authier de l'entreprise Sayona Mining.

Après l'Abitibi-Témiscamingue, Sayona s'intéresse maintenant au Nord-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Après l’Abitibi-Témiscamingue, Sayona s’intéresse maintenant au fort potentiel en lithium du Nord-du-Québec.

La filiale de la société australienne Sayona Mining a fait l’acquisition en octobre dernier de 60 % du projet Moblan, situé à environ 100 kilomètres au nord de Chibougamau. La SOQUEM (Société québécoise d’exploration minière) détient l’autre 40 %. Cette semaine, Sayona a ajouté 121 claims miniers à son inventaire dans le même secteur. Cette nouvelle propriété baptisée Lac Albert est à 3,5 kilomètres à l’ouest de Moblan.

Tout de suite quand le géologue a identifié à proximité un potentiel d’augmenter la ressource lithium de l'ensemble de ce gisement là, on a trouvé l’idée intéressante. Pour nous, ça fait partie du développement. On en est encore aux premiers balbutiements de ce qu’on veut faire à la Baie-James, mais il y a un potentiel immense. On a vu cette semaine un autre projet annoncé tout autour de la mine de Whabouchi (située à environ 120 kilomètres). Nous ne sommes pas les seuls à vouloir identifier plus de ressources lithium, fait valoir le chef de la direction, Guy Laliberté.

Guy Laliberté, chef de la direction chez Sayona.

Guy Laliberté, chef de la direction chez Sayona

Photo : Gracieuseté

Un pôle à la Baie-James

Ces projets d’exploration et d’exploitation s’inscrivent dans la vision de Sayona, qui souhaite se positionner comme premier producteur de spodumène en Amérique du Nord. La compagnie compte implanter un second pôle de lithium au Québec, après celui de l’Abitibi-Témiscamingue, soit le pôle Baie-James qui s’articulera autour du site de Moblan.

Les études ont déjà été faites par les propriétaires précédents. On a fait reprendre ces études par Primero, une entreprise australienne avec un bureau bien ancré à Montréal. Elles démontrent hors de tout doute la possibilité qu'on installe éventuellement un concentrateur sur le site de Moblan. Et si la campagne de forage qui commence cette semaine démontre encore plus de ressources, ça va justifier davantage notre décision, estime Guy Laliberté.

Exploration et prospection

Ce programme d’exploration au projet Moblan prévoit la réalisation de 55 trous de forage pour 9000 mètres.

De la façon dont la campagne est planifiée, c’est pour trouver des extensions latérales du gîte connu, Moblan, et il y a certains trous pour aller tester des cibles en profondeur. On veut aussi tester d’autres filons couches, d’autres dykes de pegmatites à spodumène qui sont parfois à proximité de l’indice principal. On va ensuite procéder à la mise à jour des ressources et des réserves, précise Carl Corriveau, directeur exploration chez Sayona.

Carl Corriveau, directeur de l'exploration chez Sayona.

Carl Corriveau, directeur de l'exploration chez Sayona

Photo : Gracieuseté

Du côté de la nouvelle propriété Lac Albert, les travaux en sont toujours au stade de la prospection.

C’est un projet sur lequel il n’y a eu que six échantillons historiques prélevés. La géologie est favorable et la localisation est extrêmement favorable (la Route du Nord traverse le centre de la propriété). On voit beaucoup d’affleurements. Cet été, ça va être notre objectif d’envoyer des équipes sur le terrain pour prélever des échantillons de roche, faire la cartographie détaillée de tout ce qu’ils vont rencontrer et envoyer ça à l’analyse, explique M. Corriveau.

Sayona profitera aussi de l’occasion cet été pour effectuer ses premiers relevés au niveau environnemental sur les deux propriétés.

Avec les communautés

Moblan et Lac Albert sont par ailleurs situées sur le territoire cri, sur des terres de catégorie 3 de la Convention de la Baie-James. Sayona précise qu’elle tient des rencontres avec la communauté crie de Mistissini, les maîtres de trappe et les communautés locales de Chapais et Chibougamau en collaboration avec la SOQUEM depuis l’acquisition de Moblan.

Pour la propriété Lac Albert, on va pouvoir continuer ces discussions-là. C’est à 3,5 kilomètres de Moblan, donc ce sont les mêmes gens qui vont être mobilisés. Ça démontre la présence de Sayona et sa volonté de collaborer avec les communautés des Premières Nations, bien entendu, mais aussi toutes les communautés locales, assure Cindy Valence, directrice des affaires externes chez Sayona.

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