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Un pont s’effondre à Pittsburgh le jour même où Joe Biden y traite d’infrastructures

Joe Biden en discussion avec des premiers répondants sur le site de l'accident.

Le président des États-Unis, Joe Biden, visite les lieux de l'effondrement d'un pont à Pittsburgh vendredi. Sa visite dans cette ville était prévue; il était même inscrit à son programme de prononcer une allocution sur les infrastructures.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

Agence France-Presse

Joe Biden est venu constater les dégâts vendredi à Pittsburgh, où un pont s'est effondré dans la matinée, ce qui a chamboulé le programme d'un déplacement prévu bien avant la catastrophe et consacré notamment aux projets d'infrastructures du président.

C'est incroyable, a dit Joe Biden, se tenant devant l'infrastructure écroulée, couverte de neige, où un bus et des voitures ont été pris au piège.

L'accident n'a pas fait de morts. Trois personnes, dont le pronostic vital n'est pas engagé, ont été transportées à l'hôpital, ont précisé les services d'urgence de cette grande ville, la deuxième de l'État de Pennsylvanie après Philadelphie.

C'est un miracle, Monsieur le Président, s'est exclamé un membre d'une équipe d'intervention et de secours. C'en est vraiment un, a dit Joe Biden.

Il y a plus de ponts à Pittsburgh que dans n'importe quelle ville du monde, a souligné le démocrate, qui a fait adopter il y a quelques mois de gigantesques dépenses d'infrastructures, en promettant : Nous allons tous les réparer.

Joe Biden prenant la parole devant des images d'infrastructures défectueuses.

Joe Biden, le 20 janvier dernier

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

La coïncidence est frappante : le 20 janvier, pour marquer son premier anniversaire à la Maison-Blanche, Joe Biden avait justement choisi de s'exprimer devant un grand panneau où étaient projetées des photos... de ponts en mauvais état.

Des réformes à défendre et à sauver

Le grand plan de dépenses de 1200 milliards de dollars américains dans les routes, les ponts ou Internet à haut débit, voté en fin d'année dernière par le Congrès américain avec quelques voix de l'opposition républicaine, est l'une des rares grandes réussites à ce jour du 46e président des États-Unis.

Traînant une cote de confiance médiocre qui tourne autour de 40 %, voyant approcher des élections législatives qui risquent de lui coûter sa mince majorité parlementaire à l'automne, Joe Biden a promis d'aller davantage à la rencontre des Américains.

Après avoir passé une année à promettre un grand bouleversement économique et social aux États-Unis, la Maison-Blanche a été contrainte de revoir ses ambitions à la baisse. Mais aussi d'adapter sa communication, face à des Américains qui se débattent contre une inflation historique et une nouvelle vague de la pandémie.

Le président Biden quittant l'estrade après son allocution.

Le président Joe Biden a également pris la parole à l'Université Carnegie Mellon de Pittsburgh, vendredi.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

Après la loi sur les infrastructures, et faute d'avoir pu faire passer une très ambitieuse loi sociale de 1750 milliards de dollars, le président cherche à sauver au moins quelques réformes, notamment des aides à la garde d'enfants ou des dépenses pour la transition énergétique.

Il a aussi vanté vendredi un autre texte en préparation, censé rendre les États-Unis plus compétitifs face à la Chine en localisant sur le territoire américain la fabrication de produits essentiels à l'activité industrielle, tels que les semi-conducteurs.

Notant que les États-Unis ne sont plus qu'à la neuvième place mondiale en matière d'investissement dans la recherche et le développement, il a dit, lors de la visite d'une ancienne aciérie reconvertie en centre d'ingénierie et de robotique, nous pouvons et nous devons changer cette trajectoire. Nous en avons l'occasion maintenant au Congrès.

Le projet de loi en question, l'« America COMPETES act », en débat à la Chambre des représentants, prévoit notamment 52 milliards de dollars pour revitaliser l'industrie américaine des semi-conducteurs.

En juin, un texte similaire avait été adopté au Sénat, voté par des élus des deux partis, une rareté en ces temps d'opposition partisane exacerbée aux États-Unis.

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