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Vivons-nous le tout dernier jour de confinement au Nouveau-Brunswick?

Masques avec sourires.

L'annonce du passage à la phase 2 a fait sourire bien des gens, même si le port du masque reste obligatoire dans les espaces publics.

Photo : afp via getty images / PHILIPPE DESMAZES

Le Nouveau-Brunswick passera en phase 2 de son plan hivernal ce soir à minuit. C’est un pas vers plus de normalité pour de nombreux Néo-Brunswickois.

J’espère qu’on peut retourner à la normale, souhaite Murielle Mallet, une résidente de Dieppe. On manque nos amis. Pour moi, c’est très important de passer du temps avec mes amis, de faire du plein air, de retrouver nos activités… de vivre à nouveau!

Murielle Mallet.

Murielle Mallet a hâte de retrouver une vie sociale.

Photo : Radio-Canada

Elle n’est pas inquiète de la propagation du virus et croit que chacun doit maintenant prendre ses responsabilités.

Monique Pitre de Dieppe est aussi optimiste. Elle se réjouit qu’à partir de minuit, plusieurs règles sanitaires soient assouplies.

Je suis ravie, c’est une porte vers un meilleur demain.

Monique Pitre.

Monique Pitre a bon espoir que le temps des restrictions achève.

Photo : Radio-Canada

« Mon idéal, c’est qu’un jour on puisse voir la COVID comme un simple virus, comme l’influenza, et qu’on puisse vivre normalement. »

— Une citation de  Monique Pitre, résidente de Dieppe

Elle n’est pas la seule. À Fredericton, le premier ministre Blaine Higgs a surpris plusieurs personnes jeudi en annonçant un assouplissement des restrictions 48 heures plus tôt qu’envisagé. Il manifeste aussi le désir de ne pas revenir en arrière.

Nous avons vu [...] des actions en rapport avec les gens qui en ont vraiment assez de la COVID, des [restrictions] qui sont de plus en plus un fardeau pour la société, de plus en plus un problème par rapport à la santé mentale et au bien-être.

Si personne ne va aussi loin qu'exclure de futurs confinements, ils seront de plus en plus difficiles à imposer et à justifier, admet la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell.

La Dre Jennifer Russell en conférence de presse.

La Dre Jennifer Russell espère ne jamais avoir besoin de recommander un retour à la phase 3, mais elle ajoute qu'on ne peut jamais dire jamais. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Je crois que c’est le but. Il n’y a personne dans cette province qui veut reculer dans la phase 3, mais comme vous le savez il y a toujours des choses que la COVID-19 nous démontre, qu’on apprend avec chaque vague et chaque variant, concède la Dre Russell.

Elle admet que d’autres facteurs que les hospitalisations devront être considérés avant d’imposer des restrictions.

Elle souligne l’incidence sur la santé mentale des gens, les effets sur le revenu de certains travailleurs, les difficultés d’apprentissage des élèves et le développement psychologique des tout-petits.

« Quand on prend tous ces défis et la balance avec le système de santé, c’est vraiment difficile, mais on va continuer à essayer de ne pas avoir de restrictions, si possible. »

— Une citation de  Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick

Ne pas se réjouir trop vite

Même si plusieurs se réjouissent d’un retour des contacts sociaux, il reste que le nombre d’hospitalisations demeure élevé.

La moyenne sur 7 jours des nouvelles hospitalisations au moment du passage à la phase 3 était de 85,7. Cette moyenne était de 132 jeudi.

La courbe orange représente la moyenne des nouvelles hospitalisations sur 7 jours.

La courbe orange représente la moyenne des nouvelles hospitalisations sur 7 jours.

Photo : Radio-Canada

La Dre Russell indique que les hospitalisations (le nombre total de personnes atteintes de la COVID-19 hospitalisées) devraient continuer à augmenter jusqu’à la mi-février au moins. Mais selon elle, le système de santé tient bon.

Le professeur au Département des sciences biologiques de l'UQAM et spécialiste en virologie Benoît Barbeau admet qu’on ne peut nécessairement rester dans un état de confinement aigu constamment.

Mais, selon lui, la planète est loin d’en avoir fini avec la COVID-19.

On ne sait guère ce qui nous attend dans les prochains mois, on ne peut rien prévoir. Ce qu’on sait cependant, c’est que depuis le début de la pandémie le virus continue de nous surprendre. Omicron n’était pas sur le radar de qui que ce soit. Il pourrait y avoir d’autres variants ou sous-variants qui pourraient venir nous hanter, rappelle-t-il.

Et est-ce que cette vague de la maladie pourrait transformer la pandémie? M. Barbeau pense qu’il ne faut pas trop s’emballer et rappelle qu’on est loin de la phase endémique.

« Il ne faut pas avoir la pensée magique après cette vague-ci qu’on peut vraiment passer à une version endémique sans difficulté ou sans problèmes dans les milieux hospitaliers. »

— Une citation de  Benoît Barbeau, professeur au Département des sciences biologiques de l'UQAM et spécialiste en virologie

Selon lui, il y aura une baisse des cas au cours des prochains mois et il serait sage pour les autorités de se préparer à une éventuelle recrudescence du virus.

M. Barbeau estime qu’en misant sur la protection des personnes vulnérables, par exemple en adaptant la vaccination aux futurs variants ou en utilisant des médicaments antiviraux, il serait envisageable d’éviter de nouveaux confinements. Mais il faut rester prudent.

Déconfiner en ce moment, allons-y progressivement, regardons ce qui se passe, restons vigilants. Mais on ne peut pas dire pour autant que c’est la dernière fois, conclut-il.

Avec les informations de Janic Godin et de l'émission La matinale d'ICI Acadie

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