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La contestation des camionneurs : illogique, selon certains analystes

Le « Convoi de la liberté » se dirige vers Ottawa, afin de manifester son opposition à l'obligation vaccinale, le 29 janvier.

Des personnes saluent des conducteurs de camion.

Le « Convoi de la liberté » a été initialement organisé en réponse à une nouvelle règle interdisant aux camionneurs non vaccinés de traverser la frontière sans mise en quarantaine.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

De nombreux observateurs critiquent ouvertement le mouvement des camionneurs contre la vaccination obligatoire, indiquant que l'obligation vaccinale s’ajoute aux autres mesures de sécurité auxquelles ils doivent déjà se conformer.

Depuis le 15 janvier, les camionneurs arrivant au Canada doivent être vaccinés contre la COVID-19 afin d’éviter des tests de dépistage et des quarantaines obligatoires. Les États-Unis ont lancé une obligation semblable de leur côté de la frontière.

Néanmoins, les camionneurs sont vent debout contre cette mesure, et leur convoi se dirige vers la capitale fédérale, Ottawa, en vue de manifester leur opposition.  

Certains observateurs sont surpris par ces contestations, puisque les camionneurs doivent se soumettre à une grande quantité de normes réglementaires, y compris des évaluations médicales et des suivis de déplacements.

Le membre du conseil d’administration de l’Association des camionneurs de la Saskatchewan, Brett Marcoux, critique les méthodes empruntées par les camionneurs, qui occupent des rues achalandées, des autoroutes et des ponts.

Ce serait préférable qu’ils contactent directement leurs députés, soutient-il.

Sans l'appui officiel de l’Alliance canadienne du camionnage ni celui de l’Association des camionneurs de la Saskatchewan, le convoi représente une minorité des quelque 300 000 camionneurs canadiens, majoritairement vaccinés, selon le directeur du laboratoire de recherche et de simulation de la conduite à l’Université de la Saskatchewan, Alexander Crizzle.

« Les mesures ne fonctionnent pas si elles ne sont pas obligatoires. Toutes les études le démontrent. »

— Une citation de  Alexander Crizzle, professeur associé à l’Université de la Saskatchewan

Des exemptions concernant les inspections de freins ou d’acuité mentale des chauffeurs seraient absurdes, selon l’observateur.

Ces mesures liberticides sont nécessaires afin d’assurer la sécurité des camionneurs et du public, explique-t-il.

C’est un travail important, un travail critique. Il y a donc de nombreuses règles afin d’assurer la sécurité de tous, rappelle pour sa part le professeur de génie mécanique à l’Université du Manitoba Ahmed Shalaby. 

Celui-ci se dit inquiet du convoi, mené par des camionneurs émotifs, parfois distraits par les sympathisants enthousiastes.

En cas d’accident, poursuit-il, il y aura des problèmes considérables en matière de visibilité et de facilité d’accès pour les premiers répondants.

Cependant, les manifestants ne décolèrent pas. Un des organisateurs du convoi en Colombie-Britannique, Sean Tiessan, qualifie l'obligation de fasciste et de draconienne.

Si je ne veux pas me faire vacciner, ce n’est pas de vos affaires, a-t-il affirmé jeudi après-midi, lors d’un arrêt du convoi en Ontario.

Avec les informations de Jason Warick 

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