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Contacts rapprochés : des parents se sentent abandonnés par les nouvelles mesures

Les établissements scolaires en Saskatchewan n’ont plus besoin d’informer les parents que leurs enfants sont des contacts rapprochés d’élèves atteints de la COVID-19.

Des élèves préparent leur jardin.

Les informations concernant les contacts rapprochés aidaient de nombreux parents à décider d’envoyer ou non leur enfant à l’école. (archives)

Photo : École Valois/ Facebook

Radio-Canada

Certains parents se sentent abandonnés après les nouvelles mesures annoncées jeudi par le ministère de la Santé de la Saskatchewan, car les écoles ne rechercheront plus les contacts étroits et n’informeront plus les parents en cas d’infection. 

Nous devons apprendre à vivre avec le variant Omicron, et à faire notre propre gestion de risques, avait affirmé le ministre de la Santé de la Saskatchewan, Paul Merriman, lors du point de presse.

Ces informations aidaient pourtant de nombreux parents à décider d’envoyer ou non leur enfant à l’école.

On a été jetés dans la gueule du loup, affirme Jessalyn Murphy, mère d’une fille de quatre ans, pas encore admissible à la vaccination, et d’un garçon de cinq ans, atteint de diabète de type 1, jugé particulièrement vulnérable à la COVID-19.

Je ne sais pas ce qu’on va faire la semaine prochaine, a relaté la mère de famille, en entrevue avec la CBC.

Celle-ci s’abstient d’envoyer son fils à la garderie depuis le retour en classe, souhaitant éviter la vague Omicron qui déferle en Saskatchewan.

Sans les informations concernant les contacts rapprochés, il est encore plus difficile de prendre ces décisions, déplore-t-elle.

À Saskatoon, Sheldon Alderton se trouve en auto-isolement avec sa fille depuis leur résultat positif à un test de dépistage de la COVID-19.

Avec une garde partagée, le calcul des risques devient d’autant plus difficile qu’il ignore le statut des potentielles éclosions dans l’école de sa fille.

Est-ce que je veux vraiment la renvoyer à l’école après tout ça, sans avoir aucune idée de ce qui s’y passe? Pourquoi je ferais ça?, s'inquiète le père de famille.

Certains professionnels de la santé font écho aux inquiétudes soulevées par les parents.

Pour mes patients immunodéprimés et atteints de maladies chroniques, cette gestion du risque se résume à s’isoler et vivre dans une petite bulle, relate la professeure au département de médecine et santé communautaire à l’Université du Manitoba, la Dre Christine Preschken.

Avec les informations de Alexander Quon

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