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« On fait partie de la solution », plaide une propriétaire de salle d’entraînement

Des poids et haltères alignés sur une tablette dans un centre d'entraînement.

Les salles d’entraînement ne font pas partie des assouplissements prévus pour les deux prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Les salles d’entraînement ne font pas partie des assouplissements du gouvernement prévus pour les deux prochaines semaines. Certains propriétaires ont tout de même l’intention d’ouvrir leur établissement ce dimanche, pour une journée.

Parmi elles, le Gym proactif Drummondville. La copropriétaire Mylène Arseneau affirme que l’idée derrière cette action est de faire passer un message comme quoi la santé devrait être une priorité et non en troisième plan, et non de faire un pied de nez aux mesures sanitaires.

« On veut que les gens réalisent qu’on fait partie de la solution et non pas du problème. »

— Une citation de  Mylène Arseneau, copropriétaire du Gym proactif Drummondville

Selon elle, un gym qui est bien géré, ça devient un outil de prévention extraordinaire en matière de santé physique et de santé mentale et ça aide énormément à désengorger les hôpitaux.

Mylène Arseneau convient que l’éclosion au Mega Fitness Gym, à Québec, au printemps dernier, a fait mal à l’image de l’industrie.

C’est LE dossier qui fait en sorte qu’on a été mis un peu sur la blacklist. C’est un peu dommage. Les gens qui nous ont mis de la pression, qui nous ont surtout interpellés pour ouvrir, ce n’est pas monsieur ou madame Tout-le-Monde qui vient s’entraîner ici et là, c’est nos personnes âgées qui nous ont suppliés de rouvrir, parce que pour eux c’est nécessaire, explique-t-elle en entrevue à l'émission Toujours le matin.

Possibles contraventions

Il n’est pas exclu que des établissements qui choisissent d’ouvrir reçoivent une contravention, puisque le décret gouvernemental leur interdit d’accueillir des clients.

Ce scénario inquiète Mylène Arseneau, elle qui a récemment fait l’acquisition du Gym proactif. Elle indique qu’elle n’est donc pas admissible aux subventions gouvernementales, ce qui l’oblige à assumer l’intégralité des dépenses mensuelles de sa salle d’entraînement.

Les contraventions, ça nous fait très peur, parce que ça viendrait gruger énormément dans le petit peu qui reste dans le compte présentement. Mais le cri du cœur qu’on a eu de tous les clients et les patients qui ne sont pas capables d’avoir une prise en charge adéquate en ce moment et qui veulent rester loin du système de santé, c’est sûr que c’est venu nous chercher.

Le Gym proactif peut toutefois continuer d’offrir son service de physiothérapie, à raison d’un client à la fois, ce qui est loin d’être suffisant pour couvrir les dépenses, déplore Mme Arseneau.

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