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Le Bélarus ira en guerre si la Russie est attaquée, clame son président

Alexandre Loukachenko parle en levant le doigt devant lui.

Le président bélarusse, Alexandre Loukachenko

Photo : pool/afp via getty images / DMITRY ASTAKHOV

Agence France-Presse

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a affirmé vendredi que son pays irait en guerre si son alliée, la Russie, était attaquée, promettant d'accueillir des « centaines de milliers » de soldats russes en cas de conflit.

Ces propos martiaux interviennent alors que les tensions sont au plus haut entre Moscou et les Occidentaux au sujet de l'Ukraine. La Russie a massé des dizaines de milliers de soldats aux frontières ukrainiennes, exigeant des garanties pour sa sécurité, et prépare prochainement des manœuvres conjointes avec Minsk, aux portes de l'Union européenne.

S'adressant à la nation dans un discours télévisé, M. Loukachenko a assuré qu'il y aura une guerre si son pays était attaqué ou si [son] alliée la Russie est attaquée directement.

Nous nous lèverons pour défendre notre terre et notre patrie, a indiqué M. Loukachenko, ajoutant cependant qu'il n'y aura pas de vainqueurs dans cette guerre, car tout le monde perdra tout.

Jugeant le niveau des tensions actuelles en Europe critique, le président bélarusse a menacé d'accueillir l'armée russe sur son territoire en cas de guerre.

« S'il y a une agression contre le Bélarus, il y aura des centaines de milliers de soldats russes, qui, avec des centaines de milliers de Bélarusses, défendront cette terre. »

— Une citation de  Alexandre Loukachenko, président bélarusse

Le Bélarus est le principal allié de la Russie, qui a fourni un soutien politique crucial au président Alexandre Loukachenko lors des manifestations inédites contestant sa réélection en 2020, réprimées par la force.

Au moins 100 000 militaires russes sont massés à la frontière ukrainienne depuis fin 2021, selon les estimations des Occidentaux qui craignent qu'une invasion de l'Ukraine, voisin pro-occidental de la Russie, soit imminente.

La Russie dément tout projet d'invasion, mais s'estime menacée par l'expansion de l'OTAN vers l'est depuis 20 ans et par le soutien occidental à l'Ukraine.

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