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COVID-19 au travail : un test n’est pas obligatoire pour une réclamation d’assurance

Une infirmière qui porte un équipement médical de protection entre dans la chambre d'une patiente dans un établissement de soins pour personnes âgées à Seattle le 17 avril 2020.

Les travailleurs des résidences pour personnes âgées et des foyers de soins sont à l'origine du tiers des demandes relatives à la COVID-19 déposées à la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Radio-Canada

Les Ontariens qui croient avoir attrapé la COVID-19 au travail pourront déposer une réclamation auprès de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) sans avoir à subir un test PCR, car ces tests sont plus difficiles à obtenir depuis la fin de 2021.

Scott Bujeya, directeur des opérations à la CSPAAT, encourage les personnes qui souhaitent faire une réclamation en raison de la COVID-19 à subir un test rapide ou à consulter un professionnel de la santé.

Il précise que les personnes qui n’ont pas reçu un résultat de test positif ou qui n'ont pas obtenu un billet du médecin peuvent tout de même déposer une réclamation.

Nous encourageons toutes les personnes qui pensent avoir contracté la COVID sur leur lieu de travail à déposer une réclamation et à nous permettre de mener les enquêtes appropriées pour établir si c'est effectivement le cas, a-t-il déclaré.

La CSPAAT tient compte d’autres facteurs lors de la vérification d’une demande, selon M. Bujeya.

« Notre approche n’a pas énormément changé. Les informations que nous recueillons sont essentiellement les mêmes qu’avant Omicron. »

— Une citation de  Scott Bujeya, directeur des opérations à la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail de l'Ontario

Par exemple, les inspecteurs vérifient si le lieu de travail est considéré comme un endroit où le risque de propagation est élevé, si d’autres employés ont été contaminés par le virus ou si les membres de la famille de la personne qui a déposé une réclamation ont été malades eux aussi.

Depuis le début de la pandémie, la CSPAAT a approuvé 31 363 réclamations et en a rejeté 2257.

En date du 21 janvier, 5625 demandes étaient en attente.

Environ le tiers des demandes proviennent d’employés de résidences pour personnes âgées et de foyers de soins.

Les hôpitaux, les exploitations agricoles et les entreprises manufacturières sont parmi les lieux de travail les plus représentés parmi les demandes relatives à la COVID-19 que la CSPAAT a reçues.

Président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario, Michael Hurley affirme que les réclamations de plusieurs travailleurs ont été refusées, car leur employeur a nié qu’ils avaient été contaminés au travail.

Son syndicat fait pression pour qu’on présume automatiquement que les travailleurs de la santé atteints de la COVID-19 ont attrapé le virus au travail.

« Il est très probable qu'ils l'aient contracté dans l'établissement de soins de longue durée ou à l'hôpital où ils travaillent. »

— Une citation de  Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario

M. Hurley affirme que cette présomption devrait aussi s'appliquer à tous ceux qui travaillent directement avec le public, y compris les enseignants et le personnel des épiceries.

Avec les informations de La Presse canadienne

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